L’association gardoise met au point ses rendez-vous de juillet, prévus au musée du Désert, situé près du village de Mialet. Représentations, casting, répétitions, tarifs, etc. Voici tout ce qu’il faut savoir !
L’association Son et Lumière en Cévennes (SLC) devient Les Parpaillots, et il s’agit d’une « volonté identitaire » pour que le nom soit « bien caractéristique des Cévennes », contrairement à SLC. C’est aussi pour, explique le président Pierre Gaussorgues, « associer cette identité à un événement qu’on voudrait installer de manière pérenne et régulière ». Ce dont il parle est le spectacle proposé durant l’été sur les terres du musée du Désert, au Mas Soubeyran, près de Mialet, petit village gardois. Une aventure commencée en 2017 avec « De Luther à Luther King », puis avec « Exils ! Des Cévennes aux Amériques », présenté en 2024.
Après une pause l’été dernier, l’association remet le couvert. D’ailleurs, un casting était organisé dans l’après-midi du samedi 21 mars, à Alès, à la Maison du protestantisme. Il faisait suite au premier du 7 février (qui avait totalisé une cinquantaine d’inscriptions) et a vu le déplacement d’une quarantaine de personnes. « On va arriver à une centaine de participants« , analyse le metteur en scène Jean-Noël Schwingrouber. « L’engouement est toujours là », se réjouit Pierre Gaussorgues, ravi de voir « un noyau de fidèles bénévoles conséquent ».
« C’est ouvert à tous », pas qu’aux protestants
Car tous ceux-là ne se destinent pas à devenir des « comédiens », terme auquel Les Parpaillots tiennent pour désigner tant les acteurs que les figurants, mais également des membres du staff, qu’ils officient aux cuisines, à l’accueil, à l’éclairage ou ailleurs. Et l’association se montre très claire : « C’est ouvert à tous. Ce n’est pas uniquement le monde protestant ! » Jean-Noël Schwingrouber s’amuse lui-même à dire qu’il n’est pas huguenot, mais catholique…
Ce qu’ils préparent pour cet été est évidemment aussi destiné au plus large public possible. Car, une nouvelle fois, il s’agira d’évoquer l’histoire des Cévennes et la thématique transversale qu’est l’exil. Ainsi, au Mas Soubeyran, où se déroule traditionnellement l’Assemblée du Désert du premier dimanche de septembre, sera joué le spectacle « Les lanternes de l’Exil », jeudi 23, vendredi 24 et samedi 25 juillet, à la nuit tombée, soit vers 21 h 30. « Et peut-être une quatrième fois, le dimanche, s’il y a une forte affluence », avance le président. « Car la jauge s’établit à 350 personnes. »
Un show aux allures de « road-movie »
Ce spectacle s’appuiera sur « Exils ! », mais en présentera « une vision différente », forte d’« échanges concrets avec les spectateurs ». Des spectateurs qui seront même appelés à « participer ». Ce sera, annonce Pierre Gaussorgues, « intime, déambulatoire, interactif« , en reprenant quelques scènes jouées en 2024. Un peu comme un « road-movie » autour du musée du Désert ! « Nous sommes sur un autre point de vue. On a réécrit la narration », embraye Jean-Noël Schwingrouber. « Le défi, c’est de garder le côté humain, tout en conservant l’aspect grand spectacle. Il y aura toujours l’ADN d’ »Exils ! », j’en suis convaincu. »
Des répétitions sont d’ores et déjà programmées, sur place, les 23 et 24 mai, ainsi qu’à partir du 20 juillet. Pour le public, les réservations ouvriront d’ici à deux semaines. Mais les tarifs sont déjà connus : adultes, 18 € (avec le repas, 30 €) ; moins de 15 ans, 15 € (avec le repas, 27 €) ; groupe de plus de dix personnes, 16 € (avec le repas, 28 €).








