"La pop actuelle est féminine", émancipée de la Star Academy, Marguerite est en concert au Rockstore à Montpellier

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La chanteuse révélée par la Star Academy confirme son ascension. Explorant sincérité, désir et identité, elle revendique une pop féminine en pleine mutation. Elle sera en concert le 29 mars au Rockstore à Montpellier.

Votre titre Les filles, les meufs est devenu quelque chose de plus grand que ce que vous aviez imaginé. Un vrai coup de pouce ?

J’ai l’impression. Ça m’a permis d’aller chercher un autre public que celui qui me suivait déjà, notamment depuis la Star Academy. Mais j’ai aussi le sentiment que c’est un coup de pouce assez général. Ce sont vraiment les gens qui ont porté la chanson. J’ai beaucoup de retours de personnes qui me disent qu’elle les a aidées. C’est une chanson que j’aurais aimé avoir quand j’étais plus jeune. Donc oui, j’ai l’impression qu’on s’est tous donné un coup de pouce avec.

Comment voyez-vous le rôle de la musique dans les questions d’identité de genre et de représentation ?

J’ai l’impression que l’art, en général, est un miroir de notre société. Aujourd’hui, il est nécessaire que ce miroir soit représentatif de la société dans laquelle on vit. C’est de plus en plus difficile d’admettre qu’il y a encore des jeunes qui ne se sentent pas représentés quand ils allument la télé, lisent des livres ou voient des affiches dans la rue. La musique, en plus, est un art très accessible. Il suffit presque d’un ordinateur. C’est un moyen direct de faire passer des messages, et je trouve ça très important. J’ai l’impression qu’on avance, mais que le travail reste long. Et c’est un travail collectif : il y a la musique, mais aussi l’éducation, le cinéma, le théâtre, les livres.

Dans Snipeuse, vous parlez du désir, mais aussi d’une forme de solitude, avec beaucoup de franchise. Est-ce facile de se livrer autant ?

Oui, sur cet EP, ça a été assez facile, très fluide. C’étaient mes premières fois en studio, mes premières compositions, donc j’avais vraiment besoin de me raccrocher à moi-même, à mon vécu. J’ai ressorti mes carnets de quand j’étais plus jeune. Je pense que ça aurait été plus difficile de construire des chansons à partir de quelque chose de complètement extérieur à moi. Là, j’avais besoin de partir de mon expérience.

Une « nouvelle garde » féminine

Aux Victoires de la musique, la catégorie chanson originale était 100 % féminine (remportée par Helena avec Mauvais Garçon). C’est un signe ?

Oui, c’est quelque chose qu’on observe depuis un moment. Les artistes pop féminines, en tout cas celles que je côtoie, sont en train de casser des codes qui existaient avant. J’ai vraiment la sensation qu’elles prennent enfin toute leur place, une place qu’elles auraient toujours dû avoir. Aujourd’hui, on comprend que laisser les femmes libres de créer comme elles veulent produit une musique forte. Et cette catégorie envoie un message clair : la pop actuelle est féminine, et il était temps.

Sentez-vous une forme de sororité dans le milieu ?

Oui, totalement. Et je le vis vraiment. Dès mes débuts, j’ai pu compter sur beaucoup d’artistes avec qui échanger, prendre des cafés, demander des conseils. Je pense à Stilto, Yoa, Solann, Héléna… Elle m’a d’ailleurs beaucoup aidée à ma sortie de la Star Academy et j’en suis très reconnaissante. On partage nos expériences, on se soutient. Ça crée un espace où on peut s’exprimer librement, réfléchir ensemble. C’est très sécurisant.

Y a-t-il un moment du concert que vous attendez particulièrement ?

Pas un moment précis, mais le concert en lui-même. C’est vraiment ce que je préfère. Je viens du théâtre, donc la scène est très importante pour moi. S’il fallait en choisir un, je dirais le début : le moment où on entre sur scène. C’est un frisson inégalable.

Si vous pouviez inviter une artiste sur scène ?

En ce moment, je dirais Oklou. Je suis vraiment fascinée par ce qu’elle fait.

Comment imaginez-vous la suite ?

Comme un équilibre. Continuer à raconter des histoires à ma manière, en prenant du plaisir, en restant sincère et généreuse.

Peut-on s’attendre à la même tonalité musicale pour la suite ?

Les nouvelles chansons restent imprégnées de ce que j’ai déjà fait, mais je sens aussi que j’évolue. J’ai envie d’expérimenter, d’aller chercher ailleurs, sans m’enfermer. Ce qui restera, en revanche, c’est la vulnérabilité et les codes de la pop.

Dimanche 29 mars à 20 h. Rockstore, 20 rue de Verdun, Montpellier. Tarif : 27 €.

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