La justice espagnole s’est appuyée sur la loi dite de "seconde chance" et a accepté d’éponger les dettes colossales qu’avait accumulées un homme durant près de 10 ans. Détails.
Chacun a le droit à une « seconde chance ». En tout cas, c’est ce qu’affirme la justice espagnole, qui a épongé les dettes d’un habitant de Reus, en Catalogne. L’homme, qui avait complètement perdu pied, devait plus de 268 000 euros avant que l’on ne lui vienne en secours, rapporte El Periodico.
« Dépression nerveuse »
Le début de la fin a sonné en 2016, lorsque son ex-femme le quitte, emportant avec elle leurs deux filles. Parties en Argentine, il ne les a plus revues depuis. Plongé dans une « dépression nerveuse », il cesse de payer le prêt immobilier de leur domicile, qu’ils possèdent à parts égales. Il arrête de régler les charges de copropriété et le reste des dépenses liées au logement. Il faut dire qu’avec un seul salaire, il peine à couvrir ces frais auxquels s’ajoutent, en outre, les frais de pension alimentaire qu’il verse à la mère. À bout de nerfs, il perd son emploi en 2018. Mais les dettes, elles, continuent de s’accumuler.
Nouveau départ
Ce n’est qu’en 2025 qu’un ami lui présente une porte de sortie : la loi espagnole sur la seconde chance. « Elle vise à protéger les débiteurs de bonne foi qui, en raison de circonstances indépendantes de leur volonté, se trouvent dans une situation inimaginable », résume auprès d’El Periodico Me Marta Bergadà, qui a géré l’affaire.
Prenant acte de son dossier, le tribunal de commerce n°1 de Tarragone a ainsi décidé d’annuler la dette. L’homme est fin prêt pour un nouveau départ.








