Quid d’une réconciliation entre le communiste tête de la liste "Alès, c’est Vous !" et du socialiste leader d'"Alès commun" ?
Hormis le constat qu’il n’y aura aucun élu issu d’une liste de gauche au conseil municipal d’Alès ces prochaines années, force est de constater que le scrutin des 15 et 22 mars laissera des traces, voire des rancœurs.
Jamais, durant cette campagne, les listes du communiste Paul Planque et du socialiste Basile Imbert ne sont parvenues à faire cause commune, sauf aux forceps lorsqu’il s’est agi de se retirer du second tour pour faire barrage au candidat du Rassemblement national. Et encore, la aussi pointent des dissensions. Dans un tract distribué avant dimanche, Paul Planque garde toujours en travers de la gorge la désunion de la gauche qu’il impute au leader d’ »Alès commun », et livre sa version de la naissance du front républicain à Alès : « Alors qu’un accord de fusion avait finalement été conclu dimanche soir entre nos deux listes, rendant possible de repousser le RN ainsi qu’une victoire à gauche, lundi matin, stupéfaction, Basile Imbert renonçait à son engagement en retirant sa liste et en appelant à voter pour Rivenq. Ce scandale nous a obligés à retirer notre liste la mort dans l’âme ! Maintenir notre seule liste dans de telles conditions aurait offert de trop fortes chances au candidat RN de l’emporter. »
La contre-attaque de Basile Imbert
Le jeune socialiste s’inscrit en faux ! Lui assure qu’avant même son annonce de se retirer de la course à la mairie, « Paul Planque et Jean-Michel Suau (lui) ont assuré, le lundi, à 9 h 30, que les communistes se retiraient ». Il ajoute : « Ma vérité est aisément vérifiable. »
Dans un tel contexte, il semble difficile de faire table rase du passé avant d’appréhender l’avenir. Pour l’heure, Basile Imbert dit « vouloir analyser les résultats (du scrutin, NDLR) et essayer de comprendre », mais ne cache pas son intention de « se remettre au travail. Il y a une vie en dehors du conseil municipal. » Pour Paul Planque, « il faut que la gauche se reconstruise à Alès ! » Le communiste conclut que cela doit se faire « dans l’union, mais en ayant comme vision l’intérêt des Alésiennes et des Alésiens, et non l’intérêt de tel ou tel parti, ou de telle ou telle personne ».






