Municipales 2026 dans le Gard : à Aigues-Mortes, 16 voix d’écart et des doutes pour la suite

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À Aigues-Mortes, le deuxième tour s’est joué archi serré. Un recours en contestation de validité du scrutin n’est pas à exclure.

À Aigues-Mortes, c’est peu dire que le scrutin s’est joué dans un mouchoir de poche. Ce dimanche 22 mars 2026, Cédric Bonato, maire de la commune au début des années 2000, a retrouvé son fauteuil de maire, emportant une nouvelle fois le scrutin avec 50,16 % des suffrages exprimés devant Noémie Albecq-Mégias.

Selon le décompte final, le vainqueur arrive en tête avec à peine 16 voix d’avance sur son adversaire, la candidate divers droite et cheffe d’entreprise aigues-mortaise qui concourait, elle, pour la première fois aux élections municipales.

« Difficilie de caractériser ma défaite ! »

 » Si j’avais perdu de 250 voix, j’aurais pu me dire  » les électeurs ne m’ont pas fait confiance« . Mais là, avec 16 voix de différence seulement derrière le vainqueur, ce n’est vraiment pas facile de caractériser une défaite ! », commentait ce lundi 23 mars Noémie Albecq-Mégias jointe par téléphone.

Ce lundi après-midi, la candidate malheureuse faisait savoir que ses équipes s’activaient à la préfecture du Gard. À recenser, « une par une« , les irrégularités pointées sur l’ensemble des procès-verbaux des différents bureaux de vote.

« À cette heure, la plupart des irrégularités sont observées sur le bureau numéro 3 (la commune d’Aigues-Mortes en comptait 6 pour ces municipales, NDLR). « Un électeur muni d’une procuration s’est par exemple vu refuser l’accès au vote durant la matinée de dimanche, alors qu’après vérification ce matin, la personne pour laquelle il entendait voter était bien inscrite sur les listes électorales et rattachée au bureau de vote précité !« , fait savoir Noémie Albecq-Mégias.  » Plus tard dans la journée de dimanche, le vote d’une personne a été comptabilisé comme votante alors qu’elle n’était pas seule dans l’isoloir au moment fatidique de glisser le bulletin de son choix dans l’enveloppe. Ce qui, pour garantir la liberté du vote, est formellement interdit par le code électoral ! « , complète la candidate vaincue. « Sans compter la signature impossible d’un électeur dont la signature figurait déjà sur le cahier d’émargement, les irrégularités constatées sont nombreuses« , insiste enfin Noémie Albecs-Mégias qui pour autant assure garder la tête froide.  » 16 voix d’écart, c’est très faible. Mais on va se donner le temps de vérifier si les irrégularités constatées sont à la fois sérieuses et suffisantes pour avoir faussé le résultat du scrutin« , explique celle qui, en pratique, a jusqu’à vendredi au plus tard pour éventuellement contester devant le tribunal administratif de Nîmes l’élection de Cédric Bonato au poste de maire.

« À partir de là, nous aurons trois mois pour faire valoir nos arguments. Et emporter l’annulation du scrutin sur la commune. Ou mieux encore, obtenir de la justice la proclamation de ma liste comme ayant remporté la victoire« .

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