Tirs, pose de mines, franchissement du Rhône… : le 1er Reg déploie blindés et drones pour un exercice grandeur nature dans le Gard rhodanien

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Pendant dix jours, le 1er régiment étranger de génie de Laudun-l’Ardoise a mobilisé 410 militaires dans le cadre du vaste exercice annuel Terra Nostra. Un entraînement au plus près de la réalité qui permet au régiment de déployer toutes ses capacités et ses savoir-faire tout en testant quelques innovations.

Dans les bois de l’île de la Piboulette, située en plein milieu du Rhône, des tirs retentissent, troublant la tranquillité matinale des lieux. Des échanges nourris à l’issue desquels trois hommes s’écroulent au sol. En face, une dizaine de militaires s’avancent avec prudence pour « vérifier si le véhicule des ennemis n’a pas été piégé », commente le commandant Antoine alors qu’une caisse de munitions est découverte dans le coffre. Mais les obus d’artillerie débusqués ici sont inoffensifs. Car la scène qui se déroule en ce mardi 24 mars est un exercice grandeur nature mené par le 1er Régiment étranger de génie (Reg) de Laudun-l’Ardoise, dans le cadre de Terra Nostra.

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410 hommes, une soixantaine de véhicules

Cette manœuvre annuelle de grande ampleur, qui s’est déroulée sur dix jours depuis le 16 mars, « vise à entraîner les compagnies du régiment sur l’ensemble des communes autour de la garnison, explique le colonel Benoît Dorigny, chef de corps du 1er Reg. L’objectif est de se déployer un environnement qui présente quelques opportunités avec le Rhône, la garrigue, permettant de déployer toutes nos capacités ». Ainsi, quelque 400 militaires et une soixantaine de véhicules (Griffon, quads, moyens fluviaux..) ont pris part à cet exercice au cours duquel ils ont dû faire face aussi bien à quelques miliciens armés qu’à des ennemis « disposant des mêmes capacités que nous, avec des optiques de nuit, des drones, des véhicules blindés… », détaille le lieutenant-colonel Romain, directeur de l’opération Terra Nostra.

Cette dernière est l’occasion de mettre en œuvre le « savoir-faire » spécifique du régiment du génie « dont la vocation est d’appuyer la manœuvre de la brigade ». Des spécificités parmi lesquelles on peut citer la rapide mise en place d’un moyen léger de franchissement. Composée de plusieurs bateaux et d’une travée, cette installation permet de faire traverser à plusieurs véhicules une rivière ou un fleuve, comme ce mardi matin sur un bras du Rhône. Les légionnaires ont également pu s’entraîner, entre autres, à l’installation d’obstacles à terre avec dents de dragon et champs de mines, destinés à « mettre un coup d’arrêt à l’ennemi ».

Présentation du matériel du 1er Reg ce mercredi dans plusieurs communes

Dans le cadre de l’exercice annuel Terra Nostra, le 1er régiment étranger de génie de Laudun-l’Ardoise présentera son matériel et ses capacités, ce mercredi 25 mars à partir de 14 h. L’occasion pour les habitants du Gard rhodanien de voir véhicules blindés et autres engins en dehors du quartier général Rollet. Il sera ainsi possible de les voir à Laudun-l’Ardoise, à Connaux, à Orsan, à Lirac, à Saint-Victor-la-Coste, Tavel et Roquemaure.

L’occasion de tester des innovations

Cette opération était appuyée par ailleurs par la présence d’un drone. Un outil « omniprésent dans les champs de bataille aujourd’hui, souligne le colonel Dorigny. On s’y intéresse pour les utiliser comme des moyens d’observation mais aussi pour produire des effets ». Le 1er Reg profite ainsi de Terra Nostra pour tester certaines innovations comme un drone filaire, dont la grande autonomie est l’un des avantages, ou encore comme des motos électriques qui permettent d’effectuer des reconnaissances en toute discrétion. Des innovations développées par des start-ups locales mais aussi au sein du régiment.

« On multiplie les exercices interalliés »

« Nous observons les conflits en cours, en Ukraine, au Moyen-Orient, pour imaginer quel pourrait être notre engagement de demain et cela se traduit de différentes façons, en rendant plus réalistes nos exercices mais aussi en développement l’innovation technique et organisationnelle », indique le chef de corps. Preuve d’ailleurs de cette situation internationale, une délégation grecque et espagnole est venue observer l’opération Terra Nostra. « Ce sont des petits changements qu’on sent depuis 2022, continue le colonel. On multiplie le nombre d’exercices interalliés. On prévoit des échanges avec d’autres partenaires, belges et américains ».

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