Elle a "clairement" compris qu’elle "était une proie" : ce que dit l’attachée de presse qui accuse Patrick Bruel d’agression sexuelle

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L’attachée de presse belge Karine Viseur a annoncé avoir déposé une nouvelle plainte contre le chanteur Patrick Bruel pour des faits présumés d’agression sexuelle remontant à 2010 à la RTBF. Déjà visé par plusieurs accusations en France, l’artiste conteste. La plaignante évoque des faits possiblement prescrits, mais souhaite encourager d’autres témoignages en Belgique.

Elle s’appelle Karine Viseur et lors d’une rencontre professionnelle en 2010 à la RTBF, alors qu’elle avait 39 ans. L’attachée de presse belge a annoncé jeudi 26 mars 2026 sur RTL avoir porté plainte contre le chanteur. Karine Viseur, qui avait déjà témoigné dans la presse belge ces derniers jours, avait déposé une première plainte en 2010, retirée ensuite. Elle a redéposé plainte mardi en Belgique pour ces faits qui remonteraient à plus de quinze ans lorsqu’elle travaillait sur la promotion du film « Comme les cinq doigts de la main ».

Une nouvelle plainte visant Patrick Bruel en Belgique

Patrick Bruel, 66 ans, fait déjà l’objet d’une enquête pour viol ouverte en France à Saint-Malo, et est visé par une autre plainte, pour tentative de viol et agression sexuelle. Il conteste ces accusations.

Au micro de RTL, Karine Viseur a raconté cette journée passée aux côtés du célèbre chanteur et acteur où elle a « clairement » compris qu’elle était « une proie ». Elle décrit une première scène dans une salle de maquillage, où il l’aurait « coincée » et lui aurait fait subir « une déferlante de caresses », « poitrine contre poitrine ». Il l’aurait ensuite contrainte à entrer, puis enfermée, dans des toilettes. « Il essaye de m’embrasser de force. Il se frotte à moi. Il me caresse, il passe sous ma robe », a-t-elle décrit.

Des accusations détaillées lors d’un témoignage sur RTL

« Personne n’a osé parler » en raison du statut de star de Patrick Bruel, explique cette femme, qui raconte avoir retrouvé le courage de porter plainte quand d’autres l’ont accusé à leur tour. Mi-mars, Mediapart avait rapporté le témoignage de six femmes l’accusant de violences sexuelles entre 1992 et 2019. Cet article « fabrique un personnage et un système qui n’ont jamais existé », avait réagi après ces révélations Christophe Ingrain, l’avocat du mis en cause. Patrick Bruel affirme « n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel », avait-il ajouté.

Prescription possible et nouvelles plaintes évoquées

Sollicité à nouveau jeudi par l’AFP, Me Ingrain n’a pas souhaité réagir. Mme Viseur reconnaît que les faits sont probablement prescrits : « Trop de temps est passé, mais (la plainte) peut être néanmoins instruite », a-t-elle expliqué, ajoutant que deux autres personnes pourraient porter plainte prochainement en Belgique. « Je ne ferai pas marche arrière et si je peux ouvrir la parole à d’autres personnes, à d’autres femmes en Belgique, je serai là pour les appuyer et les épauler », a-t-elle ajouté.

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