Des pneus crevés à répétition, des carrosseries rayées, un rétroviseur fracassé, un local à poubelles incendié — et du verre brisé dissimulé dans la piscine de la résidence. Derrière cette série d’actes qui empoisonnait la vie d’un immeuble du quartier Mar Vivo à La Seyne-sur-Mer depuis l’été 2025, se cachait l’un des résidents lui-même. Il a été interpellé le 24 mars 2026, selon le communiqué de la Direction Interdépartementale de la Police Nationale du Var (DIPN83).
Onze plaintes en quelques mois
Pas moins de onze plaintes avaient été déposées au commissariat de La Seyne-sur-Mer par des habitants de la résidence. Les victimes découvraient régulièrement leurs véhicules sabotés — certains à plusieurs reprises. Le bailleur avait lui aussi porté plainte après l’incendie volontaire du local à ordures.
C’est la Brigade des atteintes aux biens (BAB) qui a pris l’affaire en main. Les enquêteurs ont croisé les images de la vidéoprotection de la résidence avec celles enregistrées par les dashcams des voitures des victimes. Le résultat était sans équivoque : un même homme apparaissait clairement, couteau de cuisine en main.
Pris en flagrant délit sur les images
Interpellé le 24 mars, le mis en cause — un homme né en avril 1968, sans antécédent judiciaire connu — a été placé en garde à vue. Lors de la perquisition à son domicile, le couteau utilisé pour crever les pneus a été saisi. Confronté aux vidéos, le suspect n’a pas tenté de nier : il a reconnu l’intégralité des faits, toujours selon la DIPN83.
Mais ce n’est pas tout. Le suspect a également avoué avoir jeté des morceaux de verre dans la piscine de la résidence, dans le but explicite, selon ses propres déclarations rapportées par la police, de blesser un baigneur. Un acte potentiellement très grave, dont les conséquences ont été évitées de justesse : le service de maintenance de l’immeuble avait retiré les débris avant qu’un accident ne survienne.
Des représailles pour des propos jamais prouvés
Pour expliquer son comportement, l’homme a invoqué des propos homophobes que lui auraient tenus ses voisins. Des accusations que les enquêteurs n’ont pas été en mesure de vérifier. Le préjudice total causé aux douze victimes recensées est évalué, selon la DIPN83, à 28 610 euros.
Jugé en juillet, déjà sous contrôle judiciaire
Le 26 mars 2026, le mis en cause a été déféré au parquet du Tribunal judiciaire de Toulon. Il a reçu une convocation pour comparaître en audience correctionnelle le 23 juillet 2026. Dans l’attente de ce jugement, il a été placé sous contrôle judiciaire avec deux obligations : suivre des soins psychiatriques et se soumettre à un suivi socio-éducatif.
Par ailleurs, les investigations ont permis de l’identifier comme l’auteur d’un vol avec violence commis dans un véhicule. Cette affaire distincte est, elle, orientée vers une ordonnance pénale délictuelle : une amende de 500 euros, un stage de citoyenneté et une indemnisation de la victime à hauteur de 500 euros sont proposés.
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