Une semaine, jour pour jour, après l’installation du conseil municipal de Béziers, la cinquième adjointe chargée de la lutte contre la pauvreté, Bénédicte Firmin, a démissionné de son mandat.
Ce vendredi 27 mars, une semaine jour pour jour après l’installation du conseil municipal de Béziers, Bénédicte Firmin a démissionné de son mandat d’élue.
Elle était 5e adjointe chargée de la lutte contre la pauvreté. Et ces derniers mois, elle avait aussi été désignée cheffe de file des Républicains pour ces élections municipales. Mais alors pourquoi une telle décision pour cette élue dans la majorité de Robert Ménard depuis 2014 ? « Je n’ai plus l’âge d’accepter certaines choses. J’ai essayé de tout faire… Mais il vaut mieux s’arrêter là », répond-elle simplement, encore dans l’émotion de ce choix.
« Je reprends ma liberté »
Elle ne tient pas trop à développer le sujet mais évoque rapidement le fait de ne plus avoir la délégation « à la solidarité », un non-sens à ses yeux. Et également un autre constat : « J’avais été nommée cheffe de file des Républicains et je n’ai pu faire entrer aucun LR au conseil… » Trop de choses « qui n’allaient pas. » Alors « bon vent à toute l’équipe, je reprends ma liberté. »
Bénédicte Firmin confie être « un peu triste » et avoir besoin « de prendre du recul ». « Je n’en veux à personne, c’est comme ça ». Et, se tournant sur son action politique passée : « J’aurais eu quelques belles années, notamment un premier mandat super. »
Médecin salariée de l’Abes (Association biterroise Entraide et Solidarité), vice-présidente du CNPI (Centre national des indépendants et paysans) et membre du comité de circonscription des Républicains à Béziers, elle entend poursuivre son engagement à ces différents niveaux. Mais avant cela aussi, se remettre d’une opération de l’épaule éprouvante.
« Il faut savoir où sont ses limites. Il y a un moment où il vaut mieux se séparer. Il y a des choses que je ne comprends pas. Et je n’ai plus envie de supporter ça… », glisse-t-elle encore.







