Préserver la ressource en eau, moins polluer, donner la priorité au circuit court… L’hôtellerie de plein air change peu à peu son modèle, économique et environnemental, pour s’adapter aux défis climatiques, d’aujourd’hui et de demain. Pelouse, plantes vivaces, buissons, arbres… Toutes les essences qui ornent le camping Le Sérignan-Plage, aux Orpellières, sont adaptées à notre climat méditerranéen.
La famille Amat, qui a créé le camping Le Sérignan-Plage et son frère, le Sérignan-Nature, en plein cœur des Orpellières, n’a pas attendu que la couche d’ozone commence à faiblir pour se mettre à une gestion écologique de son établissement.
« Depuis la date de création, soit en 1965, nous réutilisons les eaux usées pour l’arrosage« , indique le directeur, Antoine Deit. Aujourd’hui, les petits campings étant devenus de véritables villages de vacances cinq étoiles, le service des espaces verts, dirigé par Fabian, fait aussi appel aux eaux brutes de BRL.
Orner les espaces paysagers, créer des îlots de fraîcheur, lutter contre l’imperméabilisation des sols, préserver la ressource en eau… Ce liquide si précieux reste au centre des préoccupations de la direction. Pour en utiliser le moins possible, tout en restant un camping haut de gamme proposant de nombreuses prestations de qualité, la végétalisation du site n’est composée que d’essences méditerranéennes adaptées au climat du littoral.
Des essences ayant besoin de peu d’eau
« Nous avons continué à approfondir nos recherches en ne cherchant que des essences ayant besoin de peu d’eau, explique Fabian. Que ce soit pour les pelouses, où nous plantons un gazon alternatif comme du cynodon ou du kikuyu, nécessitant trois à quatre fois moins d’arrosage, ou pour les massifs, avec des plantes vivaces, des gauras, de la sauge, de la lavande, du romarin… Ceux-ci sont aussi ornés de ganivelles, bois et pierres, uniquement des matériaux locaux. »
Par ailleurs, les massifs et haies en première ligne (face à la mer) sont faits d’essences résistantes aux embruns et au sel : pistachier, atriplex, sauge du Texas… Les unes à côté des autres pour « préserver la biodiversité et limiter le risque de contagion en cas de maladie », précise Fabian. Le tout sans utilisation de produits phytosanitaires.
« Nous sommes très vigilants sur les économies d’eau, précise Antoine Deit. Dans les hébergements, les piscines, les aires de jeux aquatiques… L’eau est primordiale. » Des actions et mesures ont donc été mises en place en ce sens. Par exemple, un réseau a été installé au niveau des toboggans pour traiter les eaux utilisées qui vont alimenter les toilettes des hébergements.







