Le recours d’un voisin épuisé, le projet de création d’une résidence de standing de 108 logements, en lieu et place de l’ancien hôtel Les Tritons, va reprendre sur la Corniche. Livraison prévue en 2028.
Deux ans de retard. Initialement prévue pour être livrée ces semaines-ci, la résidence des Tritons, sur la Corniche, ne verra finalement pas le jour avant le printemps 2028. Aucun coup de pioche n’a à ce jour été donné alors que l’ancien hôtel a été racheté aux enchères en mars 2021 et que le permis de construire a été accordé en novembre 2023.
La raison ? Le recours contre le permis, déposé par un voisin. « On a tenté de trouver un accord à l’amiable avec ce voisin qui n’habitait pas sur place, de modifier les terrasses, de bouger un peu le projet par rapport à la vue mais cela n’a pas suffi », explique Laury Portalès, présidente d’EnVol (groupe Hectare), porteur du projet. « Il a donc fallu attendre que le tribunal nous donne raison et nous notifie tout récemment de la levée du recours. »
La procédure écartée, le projet va donc pouvoir reprendre. « On va désormais pouvoir remobiliser tout le monde, se rapprocher des dix-sept copropriétaires, eux aussi victimes de ce recours, pour racheter et pouvoir repartir de l’avant. On espère débuter la démolition au mois de juin », indique Laury Portalès.
Du T2 au T5, de 5 600 à 7 600 € le mètre carré
Ce projet de revitalisation de friche urbaine est d’envergure sur ce boulevard Joliot-Curie bénéficiant d’un emplacement prisé. Il prévoit de raser l’ancien hôtel édifié en 1980, abandonné et squatté pour reconstruire 108 logements, dont 27 sociaux. La résidence des Tritons comprendra des appartements allant du T2 au T5, avec des jardins potagers et de grandes terrasses privatives allant jusqu’à 38 m2 avec vue sur la mer. « Les prix vont de 5 600 € le mètre carré pour les plus bas, à 7 600 pour les plus chers, avec vue et grande terrasse », détaille Laury Portalès, qui précise que la précommercialisation a déjà permis de réserver 30 % de biens en logement libre.
Conçue par l’architecte montpelliérain Jérôme Rio, la Résidence des Tritons sera un bâtiment de standing bas carbone, avec réemploi des matériaux issus de la démolition, recyclage des eaux et préservation des espèces remarquables, dont un cèdre du Liban.
La livraison est espérée pour le printemps 2028, au plus tard fin 2028. Avec une cerise sur le gâteau résidentiel : l’artiste sétoise Johanne Cinier l’embellira d’une grande fresque murale qui racontera l’histoire des Tritons en vingt-trois panneaux.







