Résultat des municipales à Saint-Hilaire-de-Brethmas : Jean-Michel Perret, "maire à part" a rendu son écharpe

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Le maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas depuis douze ans, Jean-Michel Perret a été battu au soir du second tour.

Une page se tourne à Saint-Hilaire-de-Brethmas avec l’éviction par les urnes du maire sortant Jean-Michel Perret. À 60 ans, celui qui avait arrêté son activité professionnelle de consultant en 2014 pour être maire et élu communautaire, et choisit cette fonction qu’il qualifie « de dingue », porte un regard un peu amer sur l’élection de Gaël Mancuso.

L’adjoint au responsable de la vie scolaire du lycée La Salle d’Alès s’était déjà présenté en 2020 sur la liste de Simone Teissier, en sixième position. Si sa liste a été classée comme divers droite par la Préfecture, le nouveau maire est pour sa part un ancien adhérent LR, désormais proche du RPR, un microparti créé par le RN. Le nouvel élu a d’ailleurs bénéficié du soutien du député RN Pierre Meurin.

Gaël Mancuso est le nouveau maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas.

180 voix manquantes

« Saint-Hilaire a longtemps été à droite, cette fois c’est l’extrême-droite », soupire le sortant. « J’ai posé la question de savoir si ce nouveau maire a gagné à l’Euromillion vu toutes les choses qu’il promet et qui ne sont pas du tout budgétisés. Recruter des policiers et les armer ? Ah oui on peut le faire si on ferme l’accueil de loisirs et la garderie. Tout est question de choix, mais on reste une commune de 4 500 habitants », estime Jean-Michel Perret à qui il a manqué 180 voix pour l’emporter dans une triangulaire qui voyait aussi Sylvie Galtier se présenter.

Élu en opposition au projet de golf de l’Agglo

Jean-Michel Perret va donc retrouver les rangs de l’opposition (ou pas s’il démissionne). Il les connaît bien pour y avoir siégé entre 2001 et 2014, à l’époque du maire Gérard Roux. La fin du mandat de ce dernier fut incandescente : un projet de golf, porté par Alès Agglomération, divise la commune. Jean-Michel Perret figure parmi les opposants et sa candidature aux municipales de 2014 se fait sur ce combat. Les relations d’alors avec Max Roustan et Christophe Rivenq sont houleuses. Mais le projet est abandonné, suite à un référendum accepté par l’Agglo qui mobilise plus les contres que les pour. « Je les ai amenés de force à la table des négociations » sourit-il aujourd’hui, lui qui a les meilleures relations du monde avec « Christophe ». « On a bossé main dans la main et toujours dans la confiance. On avait lancé de très beaux projets pour ce mandat. « 

Jean-Michel Perret aura porté l’écharpe pendant deux mandats. Midi Libre – ALEXIS BETHUNE

L’éco-quartier abandonné

Le principal dossier, dont les études avec la SPL30, la société publique locale du Département, ont déjà démarré, est un éco-quartier très ambitieux en partenariat avec l’école des mines et le CFA des métiers du Bâtiment. Les 33 logements du projet (13 M€, dont 500 000€ à la charge de la commune) devaient permettre la mise en place d’une filière de matériaux géo et biosourcés. Les maisons devaient y être construites en paille de riz, en sagne de Camargue pour l’isolation et en pin maritime des Cévennes. Le projet pilote est aujourd’hui retoqué par Gaël Mancuso qui estime que « notre commune n’a pas vocation à un être un laboratoire écolo ! ».

Jean-Michel Perret était également devenu un spécialiste de « la ville du quart d’heure », un concept développé par l’urbaniste Carlos Moreno et que l’ex-maire de Saint-Hilaire promeut ici et là, dans des conférences et colloques, pour que les déplacements soient aussi le sujet de la ruralité. Se qualifiant de « maire à part », celui que ses « amis de droite trouvent de gauche et inversement », poursuivra ce combat. Son ami et colistier l’ex-ministre Aurélien Rousseau voit lui aussi son mandat de conseiller municipal gardois s’arrêter là.

« Je serai le maire de tous » dit Gaël Mancuso

Gaël Mancuso a terminé son emploi dans l’enseignement privé, pour se consacrer à son rôle de maire. Il annonce que l’une de ses priorités sera de rénover les infrastructures existantes, comme le gymnase dont le toît prend l’eau. Il veut étudier la possibilité d’y installer des panneaux solaires et de récupérer l’eau de pluie. Ancien dirigeant du club de foot, il déplore que la commune n’ait pas saisi l’occasion des JO à Paris pour bénéficier d’aides pour installer un deuxième stade, en synthétique. Mais il assure qu’il ira chercher les subventions possibles pour cet équipement. Gaël Mancuso assure qu’il sera "le maire de tous" et veut travailler "en intelligence" avec le Département et l’Agglo.

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