Le petit bois est paisible, dans le bourg de Feuguerolles-Bully, juste en face de l’école que Rafael a fréquenté, enfant. À l’orée de la clairière, tout près d’un étang, un petit panonceau rend hommage au jeune garçon, décédé il y a tout juste un an. « Tout s’est arrêté ce samedi 29 mars 2025, il avait 17 ans », est-il écrit sur l’affichette, à côté d’une photo de l’adolescent, les yeux rieurs. Sur l’herbe fraîchement tondue, un cœur formé de brindilles symbolise « la simplicité et la nature ».
Alors qu’il rentrait chez son père après une soirée passée à Caen (Calvados) avec des amis, l’élève du lycée Malherbe a été percuté par une voiture, sur la petite route départementale qui relie Maltot à Feuguerolles-Bully. Le conducteur ne s’est pas arrêté et le corps de Rafael a été retrouvé aux alentours de 4h40 du matin par un chauffeur-livreur qui partait au travail, sur le bas-côté de la chaussée.
Très peu d’éléments à exploiter
Les informations recueillies par les enquêteurs de la gendarmerie ont permis d’établir que le jeune homme rentrait à pied depuis Éterville, où il avait laissé ses amis environ une heure plus tôt. Mais depuis, en dépit d’innombrables investigations, l’enquête n’a pas abouti pour l’instant.
Sur les lieux, seuls de minuscules débris avaient été retrouvés. Si bien que l’identification précise d’un véhicule s’est avérée impossible jusqu’à présent. D’autant que cette route de campagne n’est pas équipée de caméras de vidéo-surveillance.
L’autopsie pratiquée sur le corps du jeune homme n’a pas apporté de donnée déterminante. « A priori, il n’y aurait pas eu de percussion directe. Il aurait été touché, peut-être par un rétroviseur, avant de tomber au sol », avait indiqué le procureur de la République de Caen, Joël Garrigue, en septembre 2025.
D’innombrables investigations, sans résultat
Faute d’éléments matériels, les gendarmes de la brigade de recherche ont donc pris leur bâton de pèlerin pour interroger les habitants des villages voisins. Ils ont étudié des relevés de téléphonie contenant des milliers de numéros, effectué de multiples recoupements, des centaines de vérifications. Un véritable travail de fourmi qui se poursuit sur commission rogatoire d’une juge d’instruction. Le directeur d’enquête se consacre à temps plein à cette affaire.
Sans résultat, un an après le drame, à la grande détresse de ses proches.
Nous cherchons toujours le responsable. Face au temps qui passe, à l’absence de coupable, à l’absence de réponses, nous avons souhaité dédier à Rafael ce petit endroit dans la nature […] afin de lui dire que nous pensons toujours à lui.
L’appel de la mère de Rafael
Chez nos confrères de France 3 Normandie, la mère de Rafael a lancé un appel à la population. « Le seul message que j’ai à passer, c’est : si vous savez quelque chose, ou si vous avez des doutes sur une information qui pourrait être importante, je vous incite à parler », a-t-elle imploré.
Comme la justice, la famille de Rafael espère aussi que le ou la coupable soit rattrapé (e) par les remords et se livre, enfin, à la gendarmerie.
En attendant de connaître un jour la vérité, les fleurs déposées au pied du panneau, dans le bois de Feuguerolles, prouvent, s’il en était besoin, que Rafael n’est pas oublié.
L’appel à témoins de la gendarmerie est toujours en cours. Toute personne en possession de renseignements peut contacter la gendarmerie d’Évrecy, au 02.31.08.35.53.
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