La femme et les filles de ce détenu de Châteaudun, privées de visite, « vivent très mal la séparation »

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Le tribunal administratif d’Orléans (Loiret), dans une décision de janvier 2026 venant d’être rendue publique, a rejeté la requête d’une mère de famille. Celle-ci réclamait le droit de rendre visite avec ses filles à son compagnon incarcéré à la prison de Châteaudun (Eure-et-Loir) pour des « violences » dont elles avaient elles-mêmes été victimes. 

En détention à domicile, il récidive dans des violences familiales

Le 3 février 2025, l’homme avait en fait été condamné à six mois de prison ferme et six mois avec sursis probatoire pendant deux ans pour des faits de « récidive » de violences conjugales.

Le 19 mai 2025, le tribunal correctionnel de Blois l’avait de nouveau condamné à dix-huit mois de prison ferme pour « violence sans incapacité » en « récidive » sur l’une de ses filles, auxquels s’étaient ajoutés « trois mois » révoqués de son précédent sursis probatoire.

Sa peine ferme avait d’abord été aménagée sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE), mais il avait finalement été incarcéré à la prison de Châteaudun le 6 juin 2025 pour de nouveaux faits de violence sur ses enfants.

Deux filles qui « vivent mal la séparation avec leur père » assure la mère

Mais ses deux filles « vivent mal la séparation avec leur père », s’inquiétait leur mère. Elle avait donc réclamé un « permis de visiter » son compagnon avec ses enfants pour qu’ils puissent « être réunis tous les quatre malgré l’incarcération« .

Le directeur du centre de détention de Châteaudun avait cependant refusé de lui délivrer ce permis. Il avait précisément estimé qu’il existait « un risque de réitération de violences physiques ou psychologiques en cas de visite« . Et « les mesures de surveillance mises en œuvre au parloir ne permettraient pas d’y faire obstacle », avait-il considéré.

Les visites peuvent être refusées pour le maintien du « bon ordre et de la sécurité »

La mère de famille avait donc saisi la justice administrative pour obtenir son permis de visite. Reste que le code pénitentiaire dispose que cette autorisation peut être refusée « pour des motifs liés au maintien du bon ordre et de la sécurité ou à la prévention des infractions », recadre de façon générale le tribunal administratif d’Orléans dans une ordonnance en date du 21 janvier 2026 qui vient d’être rendue publique. 

Les « considérations » de la requérante sont donc « sans portée utile au regard du motif qui fonde la décision (…), liée à la prévention d’un risque de réitération de l’infraction », évacue le tribunal. « La requête (…), qui n’a pas été utilement complétée (…), doit être rejetée. »

M.J. et R.B. (PressPepper pour actu Chartres)

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