Tempête Nils : "L’équivalent de six ans de récolte"… les forêts de l’Hérault vont être "reconstruites"

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L’Office national des forêts a révélé le bilan des dégâts engendrés par la tempête Nils dans l’Hérault. Un long travail va s’imposer.

Avec des vents soufflant le 12 février dernier jusqu’à 140 km/h, la tempête Nils a fait des dégâts considérables dans les forêts, « surtout dans l’Hérault« , affirme l’Office national des forêts (ONF) qui a révélé, six semaines plus tard et après un diagnostic facilité par des vols de drones et l’exploitation d’images satellites, un bilan estimé à « 1 800 hectares sinistrés« . Le détail est encore plus significatif : « 700 ha touchés à moins de 25 % ; 350 ha touchés entre 25 et 50 % ; 750 ha à plus de 50 %« .

Dans les secteurs les plus touchés, le volume de bois à traiter représente l’équivalent de ce que l’on y récolte usuellement « sur six ans« . Or, il y a urgence à s’en occuper, à la fois pour préserver leur qualité et éviter qu’il ne pourrisse, mais aussi pour réduire le risque d’incendie cet été en limitant les volumes de bois sec laissés au sol ou encore pour éviter la propagation de scolytes susceptibles d’entraîner un suraccident sanitaire. Les équipes de l’ONF prévoient donc d’évacuer le plus grand volume possible avant le mois de juin.

Une forêt mosaïque

Pour cela, la majeure partie des routes forestières et accès stratégiques ont été rapidement rouverts ou sécurisés, avec un double objectif : « enclencher au plus vite l’exploitation et l’export vers les scieries, mais aussi permettre l’accès des massifs avant l’été, en prévision des possibles interventions des pompiers dans le cadre de la défense des forêts contre l’incendie« , indique l’ONF.

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L’organisme veut aussi entamer au plus vite la reconstruction des peuplements. « En intégrant les évolutions climatiques et la capacité des essences forestières à y faire face« . Un modèle plus diversifié sera ainsi redessiné avec l’introduction de nouvelles essences, afin d’évoluer vers une forêt « mosaïque«  qui devrait être plus résiliente. L’ONF prévient, c’est « un chantier de long terme« .

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