Municipales à Alès : "L’après-Rivenq a déjà commencé" : pour le socialiste Basile Imbert, la gauche alésienne a la possibilité de se reconstruire

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Au lendemain des municipales 2026, le candidat socialiste Basile Imbert livre son analyse. Entre "séisme politique", regrets sur l’union et critiques envers ses partenaires, il revendique aussi une "bonne surprise" électorale et, ultimement, quelques signaux positifs pour la reconstruction de la gauche alésienne.

Le constat est sans appel pour Basile Imbert : « La gauche n’est plus présente au conseil municipal. »

Un recul inédit à Alès, qu’il oppose toutefois à la dynamique de sa liste. « On a été la bonne surprise de ce scrutin, pas seulement le résultat, mais aussi ce que nous avons porté. L’air de rien, c’est un petit séisme politique. » Avec 11 %, le candidat socialiste revendique même « un exploit politique » : « Tout le monde nous avait dit : ‘vous allez vous planter…’ Et en fait non. »

L’union, « seule stratégie gagnante »

Au cœur de son analyse, l’absence d’union à gauche. « La stratégie pour gagner, c’était l’union la plus large », insiste-t-il, regrettant « l’entêtement » autour de la candidature de la liste « Alès c’est Vous ! », portée par le communiste Paul Planque. Selon lui, « on a perdu collectivement« , malgré un total de voix en progression. « Si on l’avait fait, c’était gagnable« , affirme-t-il encore, évoquant un scénario « à la nîmoise » qui aurait permis « d’aller taquiner le maire« . « En cumulant le score des deux listes, on arrivait a environ 25 % de voix pour la gauche. C’est plus qu’en 2020« , note le socialiste, qui y voit là un signe positif.

Sur le second tour, Basile Imbert assume son retrait face au « risque » RN : « La politique, ce n’est pas un jeu« . Mais il dénonce un « mensonge » de ses partenaires communistes sur les conditions de cette décision : « C’est bien le PCF qui a maintenu le flou sur le maintien ou le désistement avant le second tour« . Malgré ces tensions, il se veut rassembleur : « Je suis un socialiste unitaire« , appelant à « travailler ensemble » pour reconstruire la gauche alésienne.

« L’après-Rivenq a déjà commencé »

Ayant de facto donné soutien au maire élu au second tour, il revendique un « geste républicain, sans rien en retour« . Et se projette déjà : « L’après-Rivenq a déjà commencé« . « Nous avons fait 11 % sans avoir d’élus au conseil municipal« , fait-il remarquer. Preuve selon lui, que tout ne se joue pas au conseil des élus.

Pour le PS, l’avenir passe par une poursuite du travail de terrain dans tous les quartiers de la commune : « Je voulais être le maire de tous les Alésiens, ça n’a pas changé« , assène Basile Imbert. Objectif affiché : reconstruire une gauche capable, à terme, de redevenir majoritaire. Peut-être pour 2032 ?

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