Jusqu’à – 6 % à Montpellier-Méditerranée… Pourquoi le trafic des aéroports a baissé en 2025, sauf à Béziers et Rodez

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L’Union des aéroports français (UAF) a présenté le bilan du trafic aérien de passagers observé l’année dernière. En Occitanie, il y a des aéroports qui affichent des baisses, sur une année… et ceux qui affichent des hausses. Surtout, seules les compagnies low cost tirent leur épingle du jeu.

Le trafic passagers des aéroports français a progressé en 2025, en hausse de 2,3 % par rapport à 2024, avec 4,7 millions de passagers supplémentaires. Et il continue d’afficher son redressement, si on le compare à l’année 2019, année de référence de pré-Covid. Mais cette évolution de l’utilisation de l’avion n’est pas homogène sur toutes les plateformes aéroportuaires.

En effet, en Occitanie, il y a des aéroports qui affichent des baisses, sur une année, et ceux qui affichent des hausses. Ainsi, l’aéroport Montpellier-Méditerranée, le plus important de l’ex-Languedoc Roussillon, a accueilli, en 2025, près de 1,7 million de passagers, ce qui représente une baisse de 6,1 %, si on se réfère au bilan de 2024. Pire, rapportée à celui de 2019, elle est de 12,7 %.

L’offre de sièges en hausse de 6 %

« La réorganisation du groupe Air France-KLM sur les lignes domestiques nous a fait perdre 600 000 passagers sur Orly, commente Emmanuel Brehmer, président du directoire de la société aéroportuaire Montpellier Méditerranée. C’est l’équivalent de 30 lignes, qu’il faut ainsi compenser ». Montpellier peut néanmoins se réjouir : cet automne, la compagnie low cost Volotea a annoncé sa décision de faire de l’aéroport une base, avec un avion dédié.

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Quatre nouvelles destinations sont programmées dès cette année, avec l’ambition d’en proposer entre 20 et 30 dans les deux prochaines années. « Avec la nouvelle saison estivale, nous augmentons le nombre de sièges au départ de Montpellier de 6 %, par rapport à l’été 2025, précise Pascal Bigot, en charge du développement des lignes. Ainsi, 1,5 million de sièges sont prévus cet été « .

À Rodez, l’aubaine Volotea

Les autres aéroports de la région ont, eux aussi, souffert de la baisse de fréquentation de l’avion. À Nîmes, la baisse est de 5 % (245 552 passagers en 2025), à Perpignan, elle est de 4,9 % (476 565) et à Carcassonne de 2,1 % (304 454). Seuls Béziers et Rodez affichent une hausse de leur trafic : 2 % pour le premier (286 629), 127,1 % pour le second (186 002).

« La performance de Rodez s’explique par le fait que l’aéroport a gagné une OSP (obligation de service public, NDLR) vers Orly », justifie Thomas Juin, président de l’UAF. En effet, le Conseil départemental de l’Aveyron, en charge du développement de l’aéroport, a confié une mission de service public à la compagnie Volotea afin qu’elle assure une liaison vers Paris-Orly. « Elle en a profité pour développer d’autres destinations au départ de Rodez », précise-t-on à l’aéroport.

Nîmes en hausse par rapport à 2019

« Notre stratégie est de développer des lignes qui favorisent le développement du territoire », explique Isabelle Roumagnou, directrice par intérim de la plateforme aéroportuaire de Béziers. Lequel cible la clientèle d’Europe du Nord. Mais si les autres aéroports sont moins bien lotis, ils n’en affichent pas moins de bons résultats si l’on observe le trafic enregistré en 2019.

Ainsi, Nîmes, par exemple, obtient un trafic 2025 supérieur de 6,3 % à ce qu’il était en 2019. Le résultat de la politique volontarisme engagée ces dernières années par Franck Proust, président de l’agglomération Nîmes Métropole, fort soutien de l’aéroport nîmois. Perpignan est lui aussi en hausse de 6,4 %, tout comme encore Béziers avec + 7,1 %. Seul celui de Carcassonne reste en deçà avec – 13,5 %.

« Il faut soutenir les aéroports »

« Nîmes a déjà un bel historique avec Ryanair, rappelle Romain Wino, directeur de projets exploitation chez Edeis, l’opérateur de l’aéroport gardois. C’est une compagnie qui exploite des lignes vers ses bases en Europe ». Il ne désespère pas attirer de nouvelles compagnies pour étoffer le trafic. Il faudra, pour cela, voir quelle politique la nouvelle majorité élue récemment sur Nîmes entend mener vis-à-vis de l’aéroport.

« L’aéroport reste aujourd’hui un formidable vecteur de développement économique, insiste Emmanuel Brehmer. Les touristes que nous amenons en Languedoc grâce à nos lignes génèrent de fortes retombées pour l’activité. Et ça, il ne faut pas le négliger. Quand on a une région aux revenus plutôt modestes, il faut tout faire pour nous soutenir ».

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