La galerie Testard accueille deux photographes, Patrick et Vanessa Forget, célébrant chacun à leur manière, la beauté de la planète.
La beauté du monde est fragile, mais elle n’est pas insaisissable. Chacun à sa manière, Patrick et Vanessa Forget s’en emparent pour des œuvres sensibles.
Grand reporter, Patrick Forget a sillonné la planète pour Paris Match ou Géo. Le but premier de sa série Terre fragile était de s’adresser aux enfants, pour les sensibiliser aux questions du réchauffement. Pour s’adresser aux plus petits, il a créé une soixantaine d’images métaphoriques, poétiques, invitant « à réfléchir ensemble ». Avec des photomontages, il transforme des images de la Nasa ou de l’Agence spatiale européenne.
La Terre, une perle rare
La planète bleue devient une Perle rare dans une huître, elle coule dans une goutte d’eau ou une larme, prend la place d’une coquille d’escargot ou le cœur d’une fleur. Dans la mousse à raser d’un crâne, apparaît la forêt amazonienne…
Avec ses Déambulations, Vanessa Forget fait un pas de côté. « Je pars sans but précis, mais en étant à l’affût », dit-elle. Elle photographie des détails, quasiment abstraits, difficile à identifier, une colonne de marbre, une table de bistrot, la coque d’un bateau, un vitrail… Puis elle rehausse les images des touches de peintures ou de feuilles d’or pour égarer le regard. « Tout est réel, explique-t-elle, mais j’essaie de créer autre chose avec ce que je vois. »








