Vakhtagi qui exerce le métier de cordonnier et son épouse, Diana ont tout perdu en Géorgie. Victime de harcèlement, de violences et de menaces de mort à Tbilissi, la capitale, le couple et ses quatre enfants vivent aujourd’hui à Nîmes et peinent à obtenir un titre de séjour.
Victimes de violences et de menaces de mort en Géorgie, ce père de famille et sa famille ont pris la fuite et rejoint la France. C’était il y a 2 ans et demi. Aujourd’hui, Vakhtagi, le papa, son épouse, Irina et leurs enfants sont installés à Nîmes et toujours sur le qui-vive. La famille a été déboutée de sa demande d’asile par l’Ofra (office français de protection des réfugiés) puis la cour nationale du droit d’asile. Et les parents font l’objet d’une obligation de quitter le territoire. « On essaie d’avoir une chance en France », murmure le papa, rencontré il y a quelques semaines.
En Géorgie, « je travaillais chez un cordonnier, témoigne Vakhtagi. Il m’a dit qu’il n’y avait plus de travail pour moi et a fermé sa boutique. C’était pendant la pandémie du Covid. J’ai alors monté mon propre atelier de cordonnier en 2020″. Son ancien employeur l’a alors menacé, harcelé. Trois personnes l’agressent dans son atelier puis font irruption à son domicile alors qu’il est absent. Vakhtagi est victime de menaces de morts. Il ferme son atelier, quitte la région avec sa famille puis la Géorgie, accompagné par sa femme et ses trois enfants. La famille rejoint alors l’Europe et la France où des proches sont déjà installés. « Il (son ancien employeur en Géorgie) m’a dit m’a dit qu’il me retrouverait partout », affirme Vakhtagi. La petite dernière de la famille est née en France en 2024.
L’aînée des enfants a reçu « les félicitations de ses enseignants »
« Ils ont quitté la Géorgie et n’ont rien laissé derrière eux. Les menaces étaient trop fortes », confie un Nîmois, qui soutient Vakhtagi, son épouse et ses enfants. L’aînée des enfants est scolarisée en classe de 4e au collège Feuchères, parle très bien le français et fait office de traducteur pour ses parents. « Elle a reçu les félicitations de ses enseignants », rapporte l’ami de la famille. « Elle obtient d’excellents résultats scolaires », confirme Irina, la maman. Le couple a trois autres enfants dont Nia, la cadette, elle aussi scolarisée et un garçon de 12 ans, lui aussi scolarisé et qui pratique la lutte. « C’est un enfant très fort, courageux et très motivé », confie Irina. La petite dernière, Nica, née en France est âgée de 2 ans. La maman est bénévole à l’Adejo (accueil de jour pour les personnes sans domicile fixe). Elle cuisine des plats géorgiens et a créé, sur facebook, une page sur la cuisine géorgienne. Le papa travaille quand il trouve des petits « jobs » et est aussi présent à l’Adéjo pour aider. Et tous espèrent construire leur vie en France. « Notre situation est aujourd’hui douloureuse et très difficile, ajoute la maman qui a écrit au préfet du Gard. Mon mari et moi, nous sommes obligés de nous présenter régulièrement à la police pour signer… Notre seule espérance est de pouvoir rester en France afin de protéger nos enfants et leur offrir un avenir stable, sûr et digne. »








