à Paris, le voleur qui a étranglé une grand-mère sera-t-il jugé responsable ?

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Un vol qui aurait pu finir en meurtre et le discernement d’un accusé qui questionns. Ce mardi 14 avril 2026 s’ouvre devant la cour d’assises de Paris le procès de Salim S.. Cet homme d’une quarantaine d’années comparaît pour avoir tenté de tuer une octogénaire lors d’un vol dans son appartement. S’il encourt la perpétuité, la question de sa responsabilité pénale va être au coeur des débats, qui sont prévus pour durer jusqu’à vendredi.

« Il l’a massacrée »

La principale infraction reprochée à l’accusé date du mois d’août 2023. Ce jour-là, une femme de 88 ans rentre chez elle dans le 7e arrondissement de la capitale. Elle ne le voit pas, mais elle est suivie depuis un moment. Dissimulé sous une casquette, un homme parvient à rentrer dans son immeuble situé rue Pierre Leroux. Devant l’appartement de la vieille dame, il lui demande un renseignement sur un voisin qu’il recherche, puis la pousse soudainement dans son logement.

S’en suit une scène de grande violence. La victime, qui pèse moins de 40 kg, est frappée à plusieurs reprises. Sa tête est cognée contre le sol. L’individu plaque alors sa main sur son cou. La retire. Puis la remet. L’octognaire pousse un cri, et son bourreau prend la fuite. Il emporte avec lui des bijoux, un tableau et une pendule Louis XVI. « Il l’a massacrée et l’a laissée pour morte », nous relate une source proche du dossier.

L’accusé parle d’hallucinations

Salim S. est finalement interpellé quelques semaines plus tard, non sans avoir volé avec violence une autre femme, cette fois-ci âgée de 96 ans. Expertisé une première fois par un psychiatre, il tient des propos incohérents. Il dit avoir eu des hallucinations auditives au moment de frapper l’octogénaire en août. « Il pensait que c’était une sorcière qui allait s’en prendre aux enfants. Il a déclaré avoir volé la pendule pour ne pas qu’ele puisse remonter le temps », nous glisse une autre source. Le praticien affirme que le discernement de l’intéressé aurait été aboli. Selon l’article 122-1 du Code pénal, cela entraînerait son irresponsabilité pénale.

L’accusé, qui est déjà bien connu de la justice, notamment pour d’autres vols commis au préjudice de femmes âgées, a aussi un lourd passé psychiatrique. À plusieurs reprises, il a été placé au sein de l’Unité d’hospitalisation spécialement aménagée de Villejuif (Val-de-Marne). Néanmoins, une contre-expertise est réalisée au cours de l’instruction. Elle va à contre-courant de la première. Le psychiatre déclare que Salim S. simule la folie et serait totalement apte à être jugé.

Le discernement en question

En parallèle de cette enquête à rebondissements, la victime perd son autonomie. Après avoir été placée en Ehpad, elle décède dans les années qui suivent son agression. Son fils et sa belle-fille se sont constitués parties civiles dans le dossier. La deuxième victime est quant à elle aussi décédée.

À l’issue de l’instruction, une troisième expertise est réalisée. Nouveau revirement. Le discernement de l’accusé aurait été sérieusement altéré. La semaine à venir devrait donc voir des débats centrés sur la responsabilité pénale de Salim S.. Pour rappel, si l’altération est retenue, la peine encourue passerait à 30 ans de réclusion criminelle.

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