Le PDG de la SNCF et la présidente de Région Occitanie étaient sur le site lozérien spécialisé dans la production d’acier électrique, indispensable pour le développement des véhicules électriques. Mais la quasi-totalité de la production de l’usine est transportée sur une ligne ferroviaire vieillissante.
Une usine sur les bons rails. Depuis 2017 et l’amorce d’un ambitieux plan de modernisation de ses lignes, le site d’ArcellorMittal, à Saint-Chély-d’Apcher (Lozère), a misé sur une production qui lui assure un avenir certain. « Les aciers électriques produits ici et désormais sur le site de Mardyck (dans le Nord, NDLR) sont nécessaires au développement de l’électro-mobilité et accompagnent ainsi la transition énergétique. Ils sont essentiels à la fabrication de tous les moteurs et générateurs électriques destinés à l’automobile, aux éoliennes ou encore à l’industrie », a détaillé le directeur d’Arcellor Méditerranée François Sgro à ses deux invités du jour : Jean Castex et Carole Delga. Selon lui, « la demande d’acier électrique devrait doubler d’ici 2030 à 2035 ». Autant dire que le site lozérien est devenu stratégique.
Sauf que, et c’était la raison de la venue du PDG de la SNCF et la présidente de Région Occitanie, l’usine dépend justement du rail. Car 85 % de l’acier brut travaillé à Saint-Chély-d’Apcher arrive par train de Fos-sur-Mer, les 15 % restant venant de Dunkerque… également en train. Et l’acier électrique, une fois retravaillé, repart à son tour sur les rails. « On évite ainsi un flux de 6000 camions qui part sur les routes ». Mais la ligne Béziers-Neussargues, qui permet ce transport, est vieillissante, et ce malgré les 8 M€ qui ont été mobilisés entre 2017 et 2020 par la Région pour la préserver.
Première mondiale
Jean Castex et Carole Delga se sont donc engagés à se mobiliser pour poursuivre le travail. D’autant que le site accueille aussi, depuis peu, le déploiement d’un démonstrateur pour la production d’hydrogène par électrolyse à haute température, un travail mené avec l’entreprise Genvia, « une première industrielle mondiale qui doit permettre de baisser les émissions carbone de l’usine de 20 % », a rappelé Carole Delga. Et qui doit servir d’exemple.
Celle-ci a donc promis, comme Jean Castex, de travailler à la mobilisation générale pour permettre la modernisation de la ligne Aubrac et assurer un peu plus la pérennité d’un site, certes modeste par la taille – 200 salariés – mais majeur pour l’industrie française et européenne.







