Agressions sexuelles sur des enfants près de Nantes : l’ex-animateur périscolaire bientôt libéré ?

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Le jeudi 22 janvier 2026, un ex-animateur périscolaire ayant travaillé aux écoles Ouche-Dinier et Chêne-Creux, à Rezé, a été condamné à six ans de prison par le tribunal de Nantes pour des faits d’agressions sexuelles sur douze enfants, dont il avait la charge entre 2017 et 2019. Le sexagénaire a fait appel de sa condamnation. Ce mardi 21 avril 2026, l’homme a demandé sa mise en liberté avant son procès en appel auprès de la cour d’appel de Rennes.

« Très collant » avec les petites filles

Pour rappel, l’enquête avait débuté après une plainte déposée par la mère d’une élève de l’école maternelle du Chêne-Creux en mars 2019 : sa fille, alors âgée de 3 ans, lui avait raconté que Frédéric S. lui avait fait « des guilis sur la pounette » – le sexe – et qu’elle « adorait ça », et que l’animateur périscolaire avait fait la même chose à une autre élève.

D’autres enfants avaient ensuite relaté des « secrets » similaires à leurs parents, évoquant des « bisous sur la bouche » avec une « mascotte » dénommée « Casse-Croûte », des « caresses » sur le sexe ou encore des « doigts dans les fesses ». Certains d’entre eux avaient été reconnus par un médecin comme présentant des « symptômes post-traumatiques ».

Frédéric Schwarz – qui a travaillé dans la « grande distribution » avant de passer son Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA) en 2016 – avait en fait déjà fait l’objet d’un « avertissement » en 2018, lorsqu’il travaillait à l’école maternelle Ouche-Dinier : la sœur d’un élève, alors âgée de 11 ans, l’avait accusé de l’avoir « embrassée sur la commissure de la bouche » à travers la « grille » de l’établissement. Après cet épisode, l’animateur périscolaire avait été muté à l’école du Chêne-Creux.

Interpellé le 14 mars 2019, Frédéric S. a nié les faits tout au long de l’enquête, même s’il a reconnu avoir « peut-être » eu un « comportement inadapté ». Plusieurs collègues l’ont pourtant décrit aux enquêteurs comme « très collant » et « trop proche » des enfants, en particulier des « petites filles », au point que sa supérieure hiérarchique à l’école du Chêne-Creux avait demandé, en début d’année scolaire, de ne « jamais le laisser seul » avec les enfants…

« Je conteste ces faits »

Dans ces circonstances, Frédéric S. a été condamné le 22 janvier 2026 par le tribunal correctionnel de Nantes à six ans de prison ferme et à un suivi socio-judiciaire de trois ans, ainsi qu’à l’interdiction définitive d’exercer une activité en contact avec des mineurs et à une inéligibilité de cinq ans pour douze agressions sexuelles. Cet homme de 61 ans a été relaxé pour un treizième fait, « faute d’éléments suffisants ».

Le sexagénaire a toutefois fait appel de cette condamnation et doit prochainement être jugé par la cour d’appel de Rennes ; en attendant, il demandait ce mardi 21 avril 2026 sa remise en liberté.

« Je fais cette demande, car je conteste ces faits, mais aussi par rapport à mon état de santé physique et psychique », a-t-il expliqué aux juges rennais en visioconférence depuis la maison d’arrêt de Nantes, où il est incarcéré depuis le 11 février 2026.

Ce père de deux enfants et grand-père de trois petits-enfants – décrit par ses proches comme « aimant » et « attentionné » – est en effet contraint de dormir « par terre » dans sa cellule alors qu’il souffre de « problèmes de dos », a explicité son avocat Me Benoît Poquet. Frédéric S. craint aussi un « risque d’atteinte » à son « intégrité physique » de la part de ses codétenus : il n’est d’ailleurs « pas sorti en promenade » depuis son incarcération et préfère écrire dans sa cellule un « livre » sur sa « vie »

« Pas à l’abri d’une surprise » au procès en appel

Il se dit également « inquiet » pour sa femme qui a récemment été « opérée d’urgence » pour une « hémorragie nasale importante » liée à « l’hypertension » qu’elle a développée à cause de l’affaire, et qui est venue le voir en prison pour la première fois il y a « trois jours ».

Cette demande de mise en liberté est à la finale « logique », car le sexagénaire est « à bout », en a déduit Me Benoît Poquet. Son client veut donc être placé sous contrôle judiciaire ou sous bracelet électronique à son domicile, à Bouaye, où il pourrait continuer à voir le « psychiatre » qui le suit en détention.

Reste que « dans ce dossier, il y a des éléments solides » et « il n’est guère contestable » que Frédéric S. « a eu des attitudes inappropriées avec des enfants », a recadré l’avocat général. Mais « la difficulté de ce dossier, c’est que tous ces enfants ont d’abord été interrogés par leurs parents » et non par des « professionnels », a-t-il fait observer : or un « enfant de 3 ou 4 ans » a tendance à « dire ce qu’on attend de lui ».

« On n’est donc pas à l’abri d’une surprise concernant la déclaration de culpabilité en appel », a estimé le représentant du parquet général qui a requis la remise en liberté de Frédéric Schwarz, en attendant son nouveau procès.

L’ancien animateur périscolaire n’avait au demeurant « jamais été incarcéré » avant sa condamnation et il avait « respecté » les obligations de son « contrôle judiciaire », a rappelé le magistrat. La cour d’appel de Rennes rendra sa décision dans les prochains jours.

RB et GF (Presspepper)

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