Starligue / 21e journée. Capable du meilleur comme du pire, l’équipe du futur ex-coach David Degouy est larguée au classement (11e) alors qu’elle a battu Montpellier et tenu tête à Nantes et Paris. Ce vendredi27 mars, elle retrouve le PSG…
Parfois, dans la vie, il y a des explications. Parfois, il n’y en a pas. Depuis que David Degouy a pris les rênes de l’équipe, à l’été 2024, l’Usam est difficile à suivre. Et à comprendre. Les deux saisons n’ont rien à voir.
Mais les montagnes russes, elles, ont été à chaque fois bien plus hautes que l’Aigoual. Six défaites d’affilée de fin septembre à début novembre 2024, une place de relégable à la clé (15e sur 16), avant une série de 12 matches et cinq mois d’invincibilité, pour une finale pour l’Europe perdue à Saint-Raphaël lors de la dernière journée de championnat (6e).
Derniers résultats face au champion : – 2, – 1 et – 3…
Une série de cinq revers l’automne dernier, achevée par le match de l’année 2025, gagné contre Montpellier. Une reprise tonitruante en février, avec le match de l’année 2026, ce coup-ci perdu à Nantes. On pensait que la machine verte était définitivement lancée vers les joutes continentales. Et paf : trois échecs consécutifs, peut-être quatre avec la réception du PSG, ce soir.
Le PSG, parlons-en, tiens. Nîmes a joué l’indétrônable champion en titre (depuis 2015 !) trois fois sous les ordres de son futur ex-coach. Trois fois, il y a eu match. Résultats : – 2, – 1 et – 3. La Green team a aussi remporté deux fois le derby au Parnasse, et donc tenu tête récemment aux Nantais. Tout en prenant l’eau à domicile contre Chartres, à Cesson ou à Tremblay il y a deux semaines (29-36, -11 à moment donné !).
Analyse de Midi Libre : les Verts de David Degouy ont un niveau minimum très bas et un niveau maximum très élevé.
Analyse du président de l’Usam David Tebib : « Chaque fois que l’on est plutôt bien, on se relâche, et on met moins d’exigence. Le staff n’a toujours pas trouvé la distance qu’il doit avoir avec ce groupe. La formule n’est toujours pas trouvée, regrette le patron du club. Si tu ne t’entraînes pas fort, si tu ne te mets pas sur la gueule, ça ne passe pas au haut niveau. Je parlerai aux joueurs après le match de Paris (et avant la demi-finale de Coupe de France, le 15 avril contre Nantes, NDLR). Si on doit jouer à 10 (16 noms sur la feuille de match), on jouera à 10 ! »
La plus mauvaise saison de la Green team depuis 2014
Analyse, enfin, de l’entraîneur, pointé du doigt alors que Nîmes vit sa plus mauvaise saison depuis 2014, celle de la remontée en D1 (0,85 point de moyenne, comme en 2016 et 2017 ; 0,73 pt en 2014) : « J’ai forcément ma part de responsabilité, mais je voudrais souligner deux choses. La première, c’est que l’on est reparti sur un nouveau projet, il fallait restructurer. Est-ce-que, depuis 2014, et par le passé, une équipe de l’Usam avait autant changé que ces deux dernières saisons ? Tout prend du temps », rappelle Degouy.
« La deuxième, le point clé, c’est notre déficit sur les tirs ouverts à 6 mètres, qui nous coûtent la victoire à Nantes ou contre Limoges. Le manque de confiance et de concentration ? Il faut arrêter avec ça. Notre boulot, c’est de marquer à 6 m. Je peux assumer le handball, la tactique, l’engagement. Mais quand un joueur est seul face au gardien, je ne vois pas ce que je peux assumer… »
Dernier succès contre le PSG au Parnasse : novembre 2017
Contre le PSG, leader invaincu et en pleine bourre, dont le dernier échec au Parnasse remonte à novembre 2017 (26-24), tout le monde va devoir assumer. Pour le 11e de Starligue, ce sera un exploit sinon rien. « Pendant la trêve, on a bien bossé sur le fond et la forme, assure le coach. À nous de décider si l’on va tout faire pour gagner. » Et peut-être résoudre l’énigme Usam Nîmes.








