"Avec toute cette mauvaise foi qui me caractérise…" : L’humoriste Olivier de Benoist en spectacle à Béziers ce jeudi 9 avril

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Comédien et humoriste de 51 ans, il enchaîne émissions de télévision, téléfilms et spectacles. Il présente à Zinga Zanga avec son dernier one man show, "Le droit au bonheur", le 9 avril prochain, à 20 h 30.

Vos spectacles se basent souvent sur votre vécu au sein de votre famille, « Le droit au bonheur » est dans la même veine ?

C’est un peu l’aboutissement de tout ce que j’ai pu faire avant, avec toute cette mauvaise foi qui me caractérise. Je fais rire sur mes malheurs dans mon couple, avec mes enfants, et je me demande maintenant quand j’aurai droit au bonheur. De mon vivant ? Il y aura une date ? Vais-je le trouver en disparaissant, ou dans le bien-être ? Tout le monde cherche le bonheur.

Votre marque de fabrique est de dire des horreurs sous des dehors respectables. Pourquoi ça nous fait rire ? C’est l’interprétation ?

Pas seulement. Si vous lisez mes textes, vous seriez surpris : c’est drôle, écrit. C’est pour ça qu’on reprend souvent mes sketches – par exemple l’Éloge funèbre de la belle-mère. Les gens obtiennent des rires, car les textes sont plus forts que l’interprète. Et sur le fond, il est évident que l’on rit de la noirceur des choses, quand il y a un décalage. Si je vous dis que ma famille est en pleine forme et que tout le monde va bien, il n’y a pas de spectacle. On a le droit de dire que l’on a marre de ses enfants de temps en temps, on a le droit de faire des blagues sur son conjoint. L’humour dans la famille, ça désamorce beaucoup de choses.

« C’est plus dur de faire rire sur un plateau télé que sur scène »

Comment travaillez-vous ? Vous notez ce que vous voyez et entendez ?

Je note, je bosse avec un auteur, mais la difficulté est de trouver de nouveaux cadres pour mes histoires, des terres vierges. Par exemple, dans le spectacle, je présente les résultats de mon fils à un test HPI (haut potentiel intellectuel). C’est un bon cadre car je peux broder sur les catégories du test, les remarques que l’on fait à mon fils, etc.

On vous a vu dans l’émission de Laurent Ruquier On n’demande qu’à en rire, dans Vivement Dimanche Prochain de Drucker. C’est le même exercice que la scène ?

C’est plus dur de faire rire sur un plateau télé que sur scène. Il faut un texte qui tape très fort, la télé ne pardonne pas. La scène c’est autre chose. Les gens viennent vous voir, il y a une ambiance festive. Je n’oublie pas que ce sont mes spectacles de magie, quand j’étais étudiant en droit, qui m’ont fait passer de l’autre côté. Mais il y a une autre difficulté : quand on débute, il faut convaincre ; et quand on commence à être connu, il ne faut pas décevoir.

Vous adaptez le spectacle à la ville qui vous accueille ?

Oui. Je me renseigne sur la ville et j’essaie de voir ce qui fait rire. Quand je joue à Béziers je ne joue pas à Perpignan ou à Narbonne… J’aime bien quand le spectacle devient local.

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