Avec un designer olfactif, les collégiens de la Valsainte ont créé leur propre parfum

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Un atelier mené dans l’établissement nîmois par Béatrice Egémar, qui est également autrice.

L’institut La Valsainte, à l’initiative de Valérie Arnaud, documentaliste, avait convié l’autrice tourangelle, Béatrice Egémar, à parler de sa passion pour les parfums et de leur histoire auprès des élèves de 3e. À son actif, elle est créditée de nombreux ouvrages spécialisés dans la littérature jeunesse et les romans historiques. Après une formation de designer olfactif, l’autrice propose aujourd’hui des rencontres sur l’histoire de la parfumerie et amène ses auditeurs à créer, au terme d’une journée, leur propre parfum personnalisé à leur goût.

C’est aussi l’occasion pour eux d’apprendre les différentes techniques utilisées au fil des siècles jusqu’à nos jours.«  À l’époque, l’eau était considérée comme sale, alors les parfums étaient costauds pour masquer toutes les odeurs du quotidien. Le but, c’est qu’à la fois, on leur explique un peu l’histoire de la parfumerie, on leur fait découvrir des matières, et on les fait travailler façon labo », précise Béatrice Egémar.

« Il existe des fleurs muettes »

Au cours de cette présentation, les collégiens ont ainsi pu apprendre les différentes phases d’élaboration d’un parfum ainsi que les termes très techniques : qu’est-ce qu’une huile essentielle, qu’est-ce qu’une molécule synthétique, ou encore qu’est-ce qu’un enfleurage ? Quelle surprise d’apprendre, par exemple, que quatre matières animales ont marqué l’histoire de la parfumerie : la civette, le castoréum, le musc et l’ambre gris. « Mais aussi qu’il existe des fleurs dont on n’arrive pas à capturer le parfum. Ce sont des fleurs muettes, comme le muguet ou la violette », explique Béatrice Egémar.

Bien sûr, les garçons étaient en nombre inférieur par rapport aux filles, mais ils n’en étaient pas moins captivés par toutes ces explications, ni les derniers à préparer consciencieusement leur propre parfum, sous les directives de la maîtresse de conférences, durant l’après-midi, en commençant par mettre les parfums primaires, puis la personnalisation. La dernière heure de la journée aura permis, à tous les collégiens, d’écrire le nom de leur création et d’imaginer un slogan, sachant qu’ils ne pourraient pas le sentir avant 24 heures… Ils ont ensuite remercié, comme il se doit, la romancière pour ses précieux conseils et sa patience.

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