Le Français, 34e à l’ATP, arrive au Bastide UTS Nîmes avec des ambitions. Et veut profiter de l’occasion pour préparer sa saison sur terre battue.
Vous étiez présent pour la première édition de l’UTS à Nîmes l’an passé. Pourquoi avez-vous accepté de revenir cette année encore ?
Tout simplement parce que j’avais adoré ! C’est une chance incroyable de pouvoir jouer dans les arènes. Même hier (mardi 31 mars, NDLR) quand je suis encore revenu, je me disais que c’était incroyable de pouvoir jouer là, de se dire, je vais aller me faire un tennis dans les arènes. Ce qui est fou, c’est qu’on a croisé des joueurs qui seront présents la semaine suivante à Monte-Carlo, et ils nous ont parlé que de ça, tout le monde avait envie de venir jouer. Je pense que si tu es contacté, tu acceptes tout de suite, parce que vraiment, c’est une expérience à vivre en tant que joueur, c’est forcément le stade le plus beau dans lequel j’ai pu jouer.
Le souvenir le plus marquant de l’an passé, c’est sans doute cette Marseillaise entonnée par le public qui vous fait vous arrêter de jouer avec Gaël Monfils…
C’est vrai que tout le monde m’en parle encore de ce moment-là. Depuis que je suis arrivé ici, on n’arrête pas de dire, « la Marseillaise c’était incroyable. On essaiera de la relancer cette année ». Et c’est vrai que c’est le meilleur moment que j’ai passé ici, c’était fabuleux.
D’autant plus peut-être, dans un sport où on est plus habitué à demander le silence aux spectateurs durant les échanges alors que le concept de l’UTS appelle plus à une communion avec le public.
Exactement, c’est vraiment le concept de l’UTS, de faire participer les fans à fond. Je trouve que c’est super et ce n’est pas dérangeant non plus pour les joueurs, tant pour la musique, que le fait que les gens puissent se manifester. Ce sont des moments vraiment cool, qu’on gère d’une façon différente parce qu’on est parfois dans notre bulle. Mais quand il arrive une Marseillaise comme ça, c’est vrai qu’on est obligés de s’arrête de jouer, c’est vraiment top.
« C’est une expérience à vivre en tant que joueur, c’est forcément le stade le plus beau dans lequel j’ai pu jouer »
Vivez-vous finalement cet UTS, avec ses règles innovantes, comme une parenthèse ludique dans votre saison ATP ?
Exactement. Déjà, c’est totalement différent dans la façon de jouer, notamment par le fait que le filet soit plus court. On joue moins avec les angles, on défend plutôt dans l’axe. Et c’est un vrai travail cardio, parce que c’est très intense ! Ce sont des quart-temps de 8 minutes, on n’a que 15 secondes entre les points, donc ça s’enchaîne énormément. Tu finis les 8 minutes, tu es bien touché à la fin… Mais je trouve que c’est une bonne préparation aussi pour la terre battue, ça tombe à pic juste avant de commencer toute la tournée sur cette surface.
Ça paraît court 8 minutes, mais ça peut finalement être très long à vivre !
Souvent, je commence un peu à fatiguer, et il reste encore 4 minutes à tenir ! Et c’est souvent que, quand il reste 2 minutes, 1 minute, on trouve les points les plus chauds à jouer si c’est un peu serré au score. Il y a la carte bonus, et tu sens qu’il faut quand même être un peu lucide pour gagner les points importants, c’est ça qui fait toute la différence.
L’UTS, c’est aussi un très joli prize money à la fin. J’imagine que l’idée, c’est pour vous de faire mieux que l’année dernière (battu en quarts par Alex de Minaur) ?
Oui, même si le plateau de cette année est vraiment aussi très relevé ! Chaque match va être serré, il n’y a que des bons joueurs. Et avec un prize money élevé, ce n’est pas vraiment une tournée d’exhibition, tout le monde joue à fond, on a tous envie de gagner et d’aller au bout. Mais entre nous, l’ambiance est assez relax. Mais je n’ai jamais gagné en UTS, donc j’aimerais bien soulever l’éclair. Et si je pouvais choisir l’endroit, ça serait ici.
L’idée, c’est quand même de ne pas se blesser…
(Rires) C’est vrai que l’année dernière, je me suis blessé avant de finir, donc je vais essayer de faire attention.
Votre premier match vous oppose à Alexander Bublik. Que pensez-vous de cet adversaire ?
C’est un joueur qui a énormément progressé, qui est 11e à l’ATP. Il est fantastique et il va faire le show en plus, parce qu’il aime ça. Ça va être un bon match pour commencer. Je vais donc essayer de jouer mon jeu, comme d’habitude, de rester agressif. Mais on s’est joué plusieurs fois sur le circuit, on se connaît bien.
Les blessures ne vous ont pas épargnées ces derniers mois. Quels sont vos objectifs de saison ?
Depuis le début de l’année, je n’ai pas eu de pépin, on a fait un gros travail physique avec toute mon équipe, pour essayer de me consolider. J’avais des soucis au dos qui sont derrière moi. Etre sur le terrain, en bonne santé, c’est bien plus facile pour le mental. J’ai fait vraiment des bons matchs, je me trouve de plus en plus solide, donc il faut que je continue, je pense que les résultats vont arriver. L’idée, c’est de consolider ma place dans le Top 30 pour être dans les têtes de séries lors des Grands chelems. Et je n’ai pas encore réalisé le fait d’être dans le Top 10 et ça, c’est vraiment mon objectif personnel.








