Carburant : les infirmiers libéraux dénoncent une “politique d’exclusion”

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Écartés à trois reprises des aides gouvernementales sur le carburant, les 132 000 infirmiers libéraux alertent sur une menace directe pour l’accès aux soins à domicile, notamment dans les territoires ruraux.

La colère monte chez les infirmiers libéraux. Dans un communiqué publié ce 22 avril à Nîmes, la Fédération nationale des infirmiers (FNI) dénonce leur exclusion répétée des dispositifs d’aide au carburant annoncés par le gouvernement. Une situation jugée d’autant plus incompréhensible que ces professionnels avaient été explicitement évoqués parmi les bénéficiaires potentiels fin mars. Pour la FNI, il ne s’agit plus d’un oubli mais d’un choix politique. En moins d’un mois, trois annonces successives ont laissé les 132 000 praticiens de terrain sur le bord de la route, malgré l’explosion de leurs coûts de déplacement. Or, ces soignants assurent l’essentiel des soins à domicile auprès des patients les plus fragiles : personnes âgées dépendantes, malades chroniques ou encore patients en sortie d’hospitalisation.

Une situation jugée “injuste et intenable”

Dans des territoires comme le Gard ou les zones rurales et de montagne, leurs tournées peuvent atteindre jusqu’à 200 kilomètres par jour. Chaque hausse du prix du carburant fragilise un peu plus ce maillage sanitaire de proximité. À terme, alerte la FNI, certains professionnels pourraient être contraints de réduire leurs déplacements, au détriment des patients les plus isolés. Le syndicat pointe également une inégalité de traitement avec d’autres professions, comme les transporteurs ou les agriculteurs, qui bénéficient de dispositifs de soutien ou d’allègements fiscaux. Une situation jugée “injuste et intenable”, alors que plus de la moitié du prix du carburant payé par les infirmiers correspond à des taxes.

Face à cette situation, la FNI réclame la mise en place d’un carburant professionnel détaxé, estimant qu’il s’agit à la fois d’une mesure de justice fiscale et d’un enjeu de santé publique. Car derrière cette revendication, prévient-elle, c’est bien la continuité des soins à domicile qui est en jeu.

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