Deux jours après l’incendie qui a réduit en cendres les ateliers municipaux de Pins-Justaret, au sud de Toulouse, place aux premières évaluations. Le sinistre s’est déclaré dans le hangar communal où étaient entreposés l’ensemble des équipements techniques de cette commune de 4 300 habitants. Véhicules de service, utilitaires, tondeuses, matériel d’entretien, mais aussi équipements électoraux : rien n’a pu être sauvé. Voici ce que l’on sait ce jeudi 23 avril.
Des millions d’euros de dégâts
Au-delà du matériel détruit, c’est le bâtiment lui-même qui est aujourd’hui condamné. Selon les premières constatations de l’expert mandaté sur place, la structure fragilisée menace désormais de s’effondrer. « L’expert nous a clairement indiqué que le bâtiment devra être démoli rapidement car il représente un danger », précise le responsable.
Nous sommes encore en train de mesurer l’ampleur des pertes, mais nous dépassons déjà les 2 millions d’euros de dégâts.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer avec certitude l’origine de l’incendie. Si les investigations se poursuivent, la thèse d’un départ de feu accidentel semble, à ce stade, la plus crédible.
La batterie électrique d’une voiture pourrait être en cause
Selon les premiers éléments, une batterie électrique de voiture pourrait être à l’origine du sinistre. « Le feu aurait pu démarrer au niveau de la batterie d’une Renault Zoé stationnée dans le hangar », avance Bertrand Courneil.
Pour l’heure, aucune trace laissant penser à une intrusion ou à un acte volontaire n’a été relevée. Les conclusions définitives des enquêteurs devront toutefois venir confirmer un scénario.
Une chaîne de solidarité entre communes
Dans cette épreuve, Pins-Justaret peut compter sur le soutien rapide des communes voisines. Dès les premières heures, plusieurs municipalités ont proposé de mettre du matériel à disposition pour permettre aux services techniques de continuer à fonctionner, malgré la perte de leurs équipements.
« La commune de Saubens nous prête un camion, et Labarthe nous met à disposition une tondeuse pour l’entretien des terrains de sport », souligne le chef d’atelier. D’autres collectivités du secteur ont également proposé leur aide.
Cette solidarité entre les communes nous remonte le moral dans cette épreuve difficile pour la ville de Pins-Justaret.
La question de la reconstruction se pose déjà, mais aucune décision n’a encore été prise. Les ateliers municipaux pourraient être rebâtis sur le site actuel, à condition que le terrain le permette, ou ils pourraient être transférés vers un autre emplacement.
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