« c’est le procès de la stupidité »

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À Aurillac, l’audience correctionnelle de ce jeudi 19 mars 2026 a été marquée par un dossier que le président Philippe Clarissou n’a pas hésité à qualifier d’emblée du « plus stupide de l’audience aux conséquences très graves ». Patrick *, né en 2006 à Decazeville et domicilié à Aurillac, comparaissait pour violences aggravées par l’état d’ivresse et l’usage d’un projectile, ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours. Les faits remontent au 21 décembre 2025, dans un établissement de nuit.

Plus précisément « Le Bobo » à Aurillac. Vers 3 heures du matin, la police est appelée après qu’une jeune femme a été grièvement blessée au visage. La jeune femme, c’est Pascaline *, apprentie éducatrice spécialisée. Elle y passait la soirée avec des amis.

Selon l’enquête, le prévenu, alcoolisé, aurait aperçu le nouveau compagnon de son ancienne petite amie. Pris de colère, il saisit un seau à glaçons et le lance. Mais le projectile atteint une tierce personne, sans lien avec le différend.

Elle est touchée, en plein visage. Elle ne perd pas connaissance mais ses blessures sont impressionnantes : fracture de la mâchoire, lèvres ouvertes, 5 dents déchaussées.

Un traumatisme facial sévère

En décembre, elle a dû subir une intervention chirurgicale et devra encore être opérée. « Voilà comment une jeune femme sort en soirée avec des amis et se retrouve avec des blessures lourdes » , souligne le président, ajoutant : « Même si vous aviez touché votre cible, monsieur, le geste n’aurait pas été plus intelligent ».

Alcool, regrets et excuses

À la barre, il reconnaît avoir bu toute la journée avec des amis. « Sans alcool, rien ne se serait passé », admet-il, affirmant ne pas être violent et avoir présenté ses excuses à la victime. « Je regrette et je l’ai rencontrée pour m’excuser ».

La procureure rappelle que les faits sont passibles de 7 ans d’emprisonnement. Toutefois elle requiert un an de prison avec sursis ainsi qu’une peine d’inéligibilité de 3 ans.

L’avocate de la victime insiste sur la gravité des séquelles et demande une expertise médicale, ainsi qu’une provision de 4 000 euros.

Une condamnation assortie d’un avertissement

Après en avoir délibéré, le tribunal reconnaît le prévenu coupable. Il est condamné à huit mois d’emprisonnement avec sursis simple, à trois ans d’inéligibilité et devra verser 4 000 euros à titre provisionnel à la victime. Une expertise médicale est ordonnée.

Avant de lever l’audience, le président adresse un dernier avertissement : « Le tribunal fait preuve de mansuétude. Tenez-vous à carreau pendant cinq ans. La prochaine fois, vous irez en prison ».

*Les prénoms ont été changés.

Il a dix jours pour faire appel.

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