Un Indien de 29 ans très suivi sur les réseaux sociaux a raconté à sa communauté avoir perdu son doigt suite à une erreur fatale au sommet de l’Everest. Il espère ainsi sensibiliser sur les risques liés à l’alpinisme, pas toujours compatibles avec les aspirations des influenceurs.
« Adventurist Feed » est un influenceur de l’extrême bien connu d’internet. De son vrai nom Madhusudan Patider, cet Indien de 29 ans suivi par près de 500 000 personnes sur Instagram est un alpiniste expérimenté, mais cette expérience ne l’a pas empêché de vivre un jour une mésaventure dont il se souviendra au sommet de l’Everest.
Cette histoire, qu’il raconte dans un post Instagram, lui a coûté un doigt en 2017. « À un peu plus de 8 000 mètres d’altitude, j’ai brièvement retiré mon gant extérieur pour ajuster mon matériel photo », raconte-t-il. Une erreur de débutant, car l’alpiniste connaît l’une des règles primordiales en altitude : ne jamais se découvrir au-dessus des 7 000 mètres.
Amputé 3 mois plus tard
Il aura suffi de 4 minutes, sous une température de – 35 °C, pour que cette erreur entraîne des conséquences désastreuses pour le jeune influenceur. « Lorsque je suis arrivé au camp de base, je savais déjà que quelque chose n’allait pas, raconte-t-il. Mon petit doigt gauche était atteint d’une engelure profonde. Les tissus avaient disparu. Il n’y avait plus rien à faire. »
N’ayant pas les moyens de se payer une intervention médicale à son retour d’expédition, Madhusudan Patider explique que son erreur a engendré la mort des cellules de son doigt, et que de la glace s’est formé dans ses tissus.
« J’ai attendu trois mois pour me soigner. J’ai même gravi deux autres sommets de plus de 6 000 mètres avec un doigt noirci par les engelures », rapporte-t-il. Finalement, lorsque les médecins interviennent trois mois plus tard, ils sont contraints de lui amputer le doigt.
Mais cette erreur lui aura au moins enseigné une leçon : « Perdre un doigt vous apprend que la montagne ne fait pas de distinction entre les grandes erreurs et les petites », conclut le jeune alpiniste, qui a depuis formé de nombreuses personnes en les sensibilisant aux risques de la haute montagne.










