L’entrée en jeu de l’attaquant croco, samedi à Rousset, pour le compte de la 24e journée de National 2, a été déterminante.
Un but et une passe décisive en moins de quarante minutes. Clément Depres a effectué samedi 4 avril à Rousset (1-2) un retour gagnant. Son entrée sur le terrain a permis d’enlever une grosse épine du pied à son équipe.
« Il revient au meilleur des moments. On s’est facilité la tâche quand il est rentré parce qu’on sait que dans le domaine aérien, il n’y a pas beaucoup d’adversaires qui peuvent se frotter à lui, appréciait Mickaël Gas. Grâce à lui et aux autres entrants (Orinel et Diallo), on a pris une deuxième option en seconde période et ça a fait mouche. »
Onze semaines sans jouer
Sur le carreau depuis le 21 janvier (lésion à l’ischio gauche puis hyperflexion du genou gauche), l’attaquant croco annonçait pourtant, jeudi à La Bastide : « Je ne suis pas encore à 100 %. »
Dans l’idéal, il se voyait plutôt revenir en jeu pour la réception de Saint-Maur Lusitanos. D’autant plus que le synthétique de Rousset ne paraissait pas être la surface idéale pour reprendre.
« On en a discuté avec le staff et j’en ai parlé aussi avec Clément, expliquait l’entraîneur croco. Ce n’est pas un menteur alors, comme il m’a dit : “C’est bon, je postule”, je savais qu’il serait apte. Et il a rendu la copie qu’on attendait de lui. »
Une copie que le gardien roussetain Dorian Salhi s’est longtemps plu à raturer en multipliant les parades. « À un moment, on s’est dit, ça va être chaud pour marquer, ne cachait pas Depres. Mais on a montré encore une fois qu’on avait du caractère. »
Un penalty réussi et une passe décisive délivrée
Lui, en tout cas, n’a pas tremblé quand il s’est agi d’égaliser sur penalty et d’inscrire son 7e but. « Je suis le tireur désigné donc j’ai pris le ballon. Les penalties, je les travaille régulièrement à l’entraînement. J’étais déterminé. Je me suis calmé juste avant de frapper. Je savais que j’allais le mettre. »
Il a ensuite délivré sa 2e passe décisive – « C’est Bissourou (Touré) qui fait 95 % du boulot sur le coup » –, juste après avoir été à deux doigts « de réussir le but de la saison » sur un extérieur du droit qui filait dans la lucarne.
« Si je marque là, je rentre presque à Nîmes en courant », souriait l’avant-centre nîmois avant de retourner dans le Gard retrouver Renaud Ripart qui, avec Troyes, avait joué plus tôt dans l’après-midi à Montpellier.
Il souriait, Clément Depres. Un sourire énorme à la hauteur du soulagement ressenti après ce succès à l’arraché. « Ça n’a pas été facile, c’est le moins que l’on puisse dire. On savait que ce match pouvait être un traquenard et en prenant un but si vite, le scénario s’est mis en place. Sur une telle rencontre, on a manqué un peu de fraîcheur mentale. On n’a pas su rester froid, on s’est énervé. Le coach, à la mi-temps, n’était pas content du contenu et de certaines attitudes. Moi, j’ai essayé d’avoir un discours positif, de dire qu’il ne fallait pas s’alarmer, que ça allait le faire. »
Peu importe la manière, « trois points, c’est trois points ! »
Ça l’a fait, et peu importe la manière : « Trois points, c’est trois points ! C’est ce qu’on s’est dit dans le vestiaire, résume Depres. On peut maintenant avoir en tête la réception de Saint-Maur dans un stade que j’espère à guichets fermés… »
Un match au sommet pour écarter un premier prétendant à la montée ? « Même si on gagne, il restera encore cinq matches, ça ne suffira pas pour vraiment écarter les Franciliens, répond Depres. Mais on montrerait beaucoup de force(s) en les dominant. »






