Les trois hommes, jugés pour escroquerie, blanchiment et association de malfaiteurs, ont vu leurs peines confirmées sur le principe, mais partiellement réformées sur leur exécution.
Entre mars et septembre 2025, le trio basé à Caen a sillonné la Manche, l’Orne, le Calvados, l’Eure, l’Ille-et-Vilaine, la Mayenne et la Sarthe en se présentant au domicile de particuliers pour vendre des légumes. Le préjudice global dépasse 60 000 euros et 49 faits d’escroquerie ont été retenus, la méthode consistant à faire passer sur le terminal de paiement un montant supérieur à celui de la vente réelle.
Un mode opératoire bien rodé
Les faits ont commencé à émerger après la plainte déposée à Saint-Hilaire-du-Harcouët fin mai 2025 par une victime qui avait constaté un débit de 1 442 euros pour une commande de 42 euros.
Les enquêteurs ont ensuite relié plusieurs véhicules utilitaires, des terminaux de paiement et plusieurs comptes bancaires à l’activité frauduleuse, tandis que les données téléphoniques montraient la présence répétée des mis en cause sur les lieux des faits.
Les victimes, majoritairement retraitées ou isolées, ont été nombreuses à témoigner. Le dossier évoque une stratégie reposant sur des apparences rassurantes : un fourgon floqué, des explications crédibles et un paiement par carte présenté comme une formalité liée à une prétendue activité de maraîcher.
Des responsabilités reconnues
Devant la justice, les trois prévenus ont reconnu leur implication, tout en minimisant chacun leur rôle. L’un d’eux a admis avoir monté la société utilisée pour masquer l’activité frauduleuse, un autre a décrit un système de surévaluation des montants au TPE, et le dernier a reconnu avoir participé à la vente ambulante tout en contestant avoir encaissé directement les sommes.
La cour a finalement confirmé la culpabilité des trois prévenus. Deux d’entre eux ont été condamnés à 30 mois d’emprisonnement, dont 18 mois assortis d’un sursis probatoire. Le troisième a écopé de 36 mois d’emprisonnement, dont 18 mois avec sursis probatoire durant 3 ans, avec maintien en détention pour le reliquat ferme.
La cour a accordé pour deux des prévenus un aménagement ab initio de leur peine ferme sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique.
Pour le troisième, la cour a confirmé le maintien en détention immédiate avec la révocation de toute la peine de 3 mois d’emprisonnement avec sursis. En outre, plusieurs confiscations ont été prononcées, tandis que certaines restitutions de certains scellés ont été ordonnées. La cour a aussi fixé des indemnisations au profit de plusieurs parties civiles et renvoyé l’examen de l’intérêt civil concernant l’un des prévenus et les ayants droit d’une victime à une audience ultérieure, fixée au 18 mai.
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