Un stage et une compétition de para-athlétisme sont organisés, du 12 au 17 avril 2026, au complexe euroméditerranéeen de Montrodat (Lozère). L’un des objectifs est de développer le frame running, une discipline présente aux Jeux de 2028.
Du dimanche 12 au vendredi 17 avril 2026, un stage d’athlétisme handisport est organisé au complexe euroméditerranéen de Montrodat. En point d’orgue, une compétition officielle d’athlétisme handisport, jeudi 16 avril, de 14 h à 17 h. Les athlètes ayant participé au stage pourront y prendre part, après s’être entraînés les premiers jours. L’événement est également ouvert aux athlètes en situation de handicap hors stage.
Un staff de spécialistes
« Cette compétition est celle qui lance la saison de ces para-athlètes », signale Ludovic Buanec, le référent du stage. Ce dernier fait partie de la commission de para-athlétisme et contribue notamment au développement du frame running en France, la discipline phare du stage.
Il y a été formé au Danemark, pays dans lequel elle a été créée. Cette semaine, il est associé à Denis Charreyre. Le reste du staff est constitué de spécialistes. « Tous les intervenants connaissent bien ce public, l’athlétisme ou une activité en particulier, comme le frame running ou l’athlétisme en fauteuil », indique l’organisateur.
Une future discipline des Jeux
Du côté des stagiaires, la majorité sont des jeunes, mais on retrouvera aussi des personnes plus âgées, comme Claire Supiot, 42 ans et ancienne championne de natation.
Cette semaine, le stage et la compétition ont pour ambition de mettre un coup de projecteur sur la nouvelle disicipline du para-athlétisme : le frame running. Il s’agit d’un tricycle sans pédale permettant d’accéder à la course à pied sans que l’équilibre ne soit un problème pour le pratiquant. La discipline apparaîtra pour la première fois aux Jeux Paralympiques de Los Angeles, en 2028.
Sorte de draisienne à trois roues
« Le développement du frame running en France a lieu depuis une dizaine d’années, et encore plus depuis cinq ans, explique Ludovic Buanec. Ce sport permet aux personnes ayant de sévères troubles de l’équilibre, qui ne peuvent pas se déplacer sans un matériel particulier au quotidien (un fauteuil, un déambulateur, NDLR), de quand même accéder à la course. Le cadre de cet engin ressemble à une draisienne à trois roues, poursuit-il. Les pratiquants sont assis et guident de façon autonome leur frame en se propulsant avec leurs pieds. Certains vont très vite : les meilleurs mondiaux parcourent 100 m en moins de 15 secondes. »
Seize frame runners, débutants comme expérimentés, prennent donc part au stage avant de se tester, le 16 avril. Dix-sept autres, atteints de handicaps différents, sont présents pour d’autres spécialités qui seront elles aussi testées lors de la compétition : saut, lancer, courses, etc.
Une table ronde avec l’inventrice du frame
Tout au long de la journée de compétition, les visiteurs auront la possibilité de découvrir l’ensemble des infrastructures du complexe euroméditerranéen. La visite sera également l’occasion de « découvrir le frame running et de voir qu’elle est une discipline très adaptée pour certains ».
À 18 h, une table ronde est programmée, en présence de Connie Hansen, la para-athlète danoise inventrice du frame running. La sportive sera également présente pendant toute la durée du stage. Elle sera notamment interrogée sur le développement de cette activité en France.
Au-delà du sport et de la performance, « les temps sociaux sont importants », confie le référent. « Il faut que ce stage reste très convivial. On veut qu’ils puissent échanger entre eux, qu’ils créent du réseau, qu’ils se donnent leurs astuces. C’est comme ça, grâce au partage, que le frame running s’ouvrira davantage, explique-t-il. On va vraiment mettre l’accent là-dessus. »








