Une convention a été signée lundi 16 mars 2026, afin de proposer des formations de sensibilisation et de prévention.
Que ce soit pour des sujets de délinquance économique, de violences financières et conjugales ou encore des questions d’identification de faux billets, la Banque de France et la gendarmerie ont l’habitude de travailler ensemble.
La cybercriminalité, « sans frontière »
Autre gros volet qui les rapproche : la cybercriminalité. « La criminalité prend des visages de plus en plus perfectionnés, pose la colonelle Tonanny, commandant le groupement de gendarmerie de la Lozère. La Lozère est assez épargnée par la criminalité générale, mais la cybercriminalité n’a pas de frontière, pas de territoire. »
Escroqueries diverses, faux coursier, extorsion de code par ruse ou encore cyberattaque, tout le monde peut être concerné, particuliers ou entreprises. Les stratagèmes sont « de plus en plus fins, ciblés et performants ; un clic suffit », souligne la colonelle Tonanny.
Mutualiser les compétences
« La gendarmerie a acquis une forte compétence judiciaire dans ce domaine, souligne Xavier Aubry, directeur départemental de la Banque de France. Et la Banque de France, en tant qu’éducateur financier, assure des formations sur les arnaques et la fraude bancaire. »
Aussi les deux entités ont-elles signé, lundi 16 mars 2026, dans les locaux de la Banque de France, à Mende, une convention de trois ans renouvelables, afin de « formaliser leurs relations et mutualiser leurs compétences, notamment sur la cybercriminalité, pour proposer une offre globale de sensibilisation à la cybercriminalité et aux arnaques bancaires », explique Xavier Aubry.
La Lozère est parmi les premiers départements à accueillir une telle convention. D’autres pourraient suivre.
Concrètement, gendarmes et agents de la Banque de France proposent des formations sur ces sujets, adaptés aux besoins des bénéficiaires, afin de faire de la prévention pour contrer cette cybercriminalité. Acteurs économiques et sociaux sont invités à les contacter, pour en discuter et établir les angles les plus pertinents, que ce soit au profit de particuliers ou d’entreprises.
Hygiène informatique
La première formation à être proposée dans ce cadre se tiendra mercredi 18 mars. Elle est accueillie par l’Udaf, qui explique qu’elle s’adresse « aux partenaires relais du secteur social souhaitant renforcer leurs connaissances et disposer d’outils concrets pour accompagner les usagers face aux menaces numériques croissantes ». Au programme de cette session : appréhender les principaux cyber-risques auxquels sont exposés les usagers ; repérer les arnaques et tentatives d’escroquerie les plus fréquentes ; acquérir les bons réflexes pour prévenir et réagir efficacement ; échanger avec les intervenants de la gendarmerie autour de cas concrets.
« On peut tous être concernés par ces problématiques, insiste la colonelle Tonanny. Des réflexes d’hygiène informatique permettent de s’en protéger. » Et comme tous les gestes de prévention, il convient de les répéter encore et encore.








