Coups de couteau à Saint-Nazaire, « guet-apens » à Nantes : trois hommes condamnés

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Mardi 31 mars 2026, trois jeunes hommes, dont un détenu pour autre cause, jugé par visioconférence, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour répondre de violences. Leurs trois victimes n’étaient pas présentes. Le premier acte se « joue » en plein centre-ville de Saint-Nazaire, près de l’ancien « Maxi-Bazar », le 30 octobre 2019, un peu avant 20 h. Il pourrait s’agir « d’une histoire de territoire entre trafiquants ». Lorsque les policiers, municipaux puis nationaux, interviennent, ils découvrent une victime qui a reçu des coups de couteau, dont l’un passé très près d’un de ses poumons, avec un t-shirt couvert de sang. Des traces de sang sont relevées dans le quartier.

15 condamnations pour un prévenu

Le détenu est suspecté d’avoir porté les coups.

Incarcéré à Nice depuis le 26 février dernier (ville où il résiderait désormais), il ne les reconnaît pas.

Alors qu’il aura 29 ans dans quelques jours, son casier porte quinze condamnations dont huit alors qu’il était mineur, souvent pour des violences.

Sa récente mise derrière les barreaux, vraisemblablement due à une affaire de stupéfiants à Grenoble en 2022, doit prendre fin… le 23 décembre 2028.

Pour sa défense, le mis en cause dit avoir changé de vie :

« Je suis en couple depuis cinq ans, j’ai un enfant de trois ans. Depuis 2023, je me tiens tranquille, j’ai une promesse d’embauche… »

Un couteau ayant été trouvé dans sa sacoche, le président insiste : « Le couteau provient de la cuisine de la famille où vous étiez hébergé, qui a porté le coup ? »

La réponse fuse : « Ce n’est pas moi ! Ce n’est pas ma sacoche ! »

Le magistrat le met devant ses contradictions par rapport à sa garde à vue, et aux déclarations des autres protagonistes, mais le détenu persiste :

« Moi, je suis un mec arrivé de Marseille, je ne les connais pas et ça ne me concerne pas ». Sans convaincre le tribunal qui prononce une peine de trois ans d’emprisonnement.

Règlement de comptes à Nantes ?

Le deuxième acte se « joue » boulevard Jules-Verne à Nantes, trois semaines plus tard, le 23 novembre à 2 h 10. Les enquêteurs penchent pour un épisode qui fait suite aux violences commises à Saint-Nazaire.

Aujourd’hui âgés de 25 et 28 ans, les deux prévenus se sont avancés libres à la barre du tribunal nazairien.

Un troisième suspect, aujourd’hui âgé de 29 ans, poursuivi pour complicité, a refusé de comparaître par visioconférence et sera jugé le 8 décembre, date à laquelle il devrait être libéré.

Les victimes nazairiennes participent à une soirée. L’absent propose de changer de lieu.

« Les jeunes montent dans une voiture, mais sont tirés de force par un groupe de cinq ou six personnes, dont deux sont armées. »

Ils sont frappés. L’un se réfugie dans le voisinage, en criant :

« On veut me tuer… C’est un règlement de comptes… »

Les deux présents donnent une version qui surprend le président : « Vous les avez retrouvés tout à fait par hasard à deux heures du matin ? »

L’un déclare :

« Je suis innocent, je ne suis pas violent, j’étais au mauvais endroit au mauvais moment ».

De même, son coprévenu affirme : « J’étais présent, mais je n’ai pas porté de coups ».

« Dossier incompréhensible »

La procureure insiste sur « un dossier ancien et encore particulièrement incompréhensible aujourd’hui ».

La magistrate estime que dans la rixe de Nantes, il y a eu préméditation et guet-apens du fait de celle de Saint-Nazaire.

Elle est suivie dans ses réquisitions de trois ans pour le détenu.

En revanche, ses demandes de deux ans ferme ne sont pas retenues. Le prévenu de 27 ans est condamné à deux ans dont un avec sursis et celui de 25 ans à dix-huit mois dont douze avec sursis. Tous ont une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

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