Coups de pied et insultes, une mère de l’Orne condamnée pour des violences sur son fils de 10 ans

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Tout a démarré après une fugue du frère aîné, qui, pour justifier son acte, avait décrit une ambiance tendue au domicile de la famille à Gacé (Orne). Un climat fait de reproches et de coups de pieds de la part de la mère, et principalement envers son dernier, un garçon d’une dizaine d’années. Une violence qui, selon l’aîné, s’était intensifiée sur les deux dernières années.

Un garçon psychologiquement faible

Cependant, les déclarations des autres membres de la fratrie, composée de 5 enfants, ne se recoupent pas. Une enquête de voisinage et une visite des enquêteurs au domicile réalisées en mai 2025 n’ont pas permis de rassembler d’éléments probants.

Cependant, un rapport psychologique concernant le jeune garçon établit « sa faiblesse psychologique et des propos crédibles ». Il évoque « des coups de martinet, des coups de pied aux fesses et aux jambes, des jets d’objets et des insultes », affirmations qu’il a réitéré à la barre.

Depuis février 2025, l’enfant vit chez son père et semble aller mieux. Bien que sa mère ait un droit de visite et d’hébergement, il refuse de la voir, « parce qu’il a peur d’elle » d’après l’avocat du père et du garçon.

La mère parle de  » mini-violences « 

Pour sa défense, la mère a dépeint un enfant défiant son autorité, et le rendant coupable de la séparation d’avec son père. A la barre, elle a reconnu des « mini-violences » comme des « petits coups de pied », mais elle nie cependant avoir utilisé le martinet. Quant à l’impact psychologique de ses gestes, elle ne l’admet tout simplement pas. Ce qui fera dire à l’avocat du père et du garçon qu’elle est « dans le déni de ses comportements » alors que « tout dans le dossier évoque » sa violence.

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Le procureur demande une réponse éducative

Le procureur a rappelé, au début de son réquisitoire, que « l’interdiction de violences physique et psychologique par les parents est dans le code civil », avant d’évoquer leurs conséquences sur le développement et l’épanouissement de l’enfant. Selon lui, la parole de l’enfant, répétée à plusieurs reprises, et recoupée par les déclarations de la fratrie et du père est « crédible ».

Il requerra une réponse éducative afin de faire « progresser la mère dans l’exercice de sa parentalité », à savoir une peine de prison assortie d’un sursis simple et l’obligation pour elle de suivre un stage sur les responsabilités parentales.

Une charge mentale indéniable pour la mère

Pour l’avocat de la prévenue, s’occuper seule et à temps plein de 5 enfants depuis la séparation du couple constitue une « charge mentale indéniable » pour elle. Selon lui, ses violences dont elle a compris qu’elles « ne sont pas tolérées » n’avaient d’autres buts que « de poser un cadre et des limites à ses enfants ».

L’enfant, dira-t-il, « a pris parti pour son père devant lequel il est en adoration ». Pour lui, une condamnation de la mère ne faciliterait en rien la reprise du dialogue et de la relation.

Le tribunal condamnera la mère à 4 mois de prison avec sursis simple. Elle reçoit aussi l’obligation de réaliser un stage sur les responsabilités parentale dans les 6 mois. En cas de non-exécution de ce stage, elle serait condamnée à 2 mois de prison.

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