Cyclamen : la levée des mises en demeure en Moselle relance ses ambitions, malgré les tensions à Millau

admin
Par
admin
2 min de lecture

Malgré la levée des mises en demeure visant Cyclamen en Moselle, le projet d’implantation à Millau continue de diviser habitants et défenseurs de l’environnement.

La préfecture de la Moselle a officiellement levé, le 25 mars dernier, les mises en demeure qui pesaient sur la société Cyclamen, spécialisée dans le tri et la valorisation d’aluminium.

Cette décision, intervenue après une injonction du tribunal administratif de Strasbourg en date du 16 mars, met fin à une période d’incertitude pour l’entreprise et marque un tournant dans son développement.

Après un audit approfondi, les services de l’État ont conclu à l’absence de poursuites, confirmant ainsi la conformité réglementaire de Cyclamen. Si la situation se dénoue en Moselle, elle reste néanmoins toujours tendue à Millau où Cyclamen prévoit l’implantation d’une nouvelle unité de tri et de valorisation.

À Millau, rien de nouveau

Le projet, présenté comme un levier pour l’emploi local et la transition écologique, suscite une vive opposition d’une partie de la population réunie au sein de l’association Vigilance Environnement Millavoise (VEM) qui redoute des risques environnementaux et dénonce une absence de concertation.

« Nous ne sommes pas opposés à l’industrie, mais nous exigeons des garanties sur l’impact réel de ce projet », explique un membre du collectif quand Cyclamen assure de son côté avoir « intégré toutes les normes environnementales » et promet des créations d’emplois directs et indirects. « Notre objectif est de concilier performance industrielle et respect des territoires », précise la direction.

La levée des mises en demeure intervient dans un contexte de forte croissance pour Cyclamen, qui a enregistré en 2025 une progression de près de 30 % de son activité. Performance liée à une demande accrue en aluminium recyclé et décarboné, fruit d’une tendance de fond pour le réemploi et l’upcycling.

« Cette décision reconnaît notre engagement en faveur d’une économie circulaire et notre contribution à la réindustrialisation de la France », a déclaré un porte-parole de l’entreprise pour qui cette décision est synonyme de stabilité et de légitimité retrouvées.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr