Dans le Perche, un homme condamné pour avoir donné un violent coup de genou à la tête de son épouse

admin
Par
admin
6 min de lecture

Un habitant de Charencey (Orne) a été condamné le 2 avril 2026, par le tribunal correctionnel d’Alençon, à de la prison ferme pour avoir volontairement donné un violent coup de genou à la tête de son épouse le 28 septembre 2025.

L’homme, âgé de 50 ans, présent à la barre, écoute sous les yeux de sa femme et de sa fille, le président du tribunal résumer les faits.

Il est rentré alcoolisé au domicile

Le 27 septembre 2026, dans la nuit, le quinquagénaire regagne alcoolisé le domicile familial après avoir assisté à une soirée d’anniversaire. Il est accueilli par son épouse revenue précédemment de cette soirée et possiblement sous alcool qui lui reproche en l’agrippant et avec véhémence son retour tardif.

Excédé par cette réaction, le mari assène un violent coup de genou au visage de sa femme en lui maintenant la tête vers le bas. Constatant que son épouse saigne, pris de remords celui-ci veut appeler les secours ce que la victime refuse, et le couple va ensuite se coucher dans la même chambre.

Le visage déformé par le coup reçu

Alertée par les cris et le bruit, la fille aînée du couple appelle les pompiers et gendarmes qui interviennent au domicile. Ces derniers découvriront la victime cachée sous le lit avec le visage tuméfié. Au cours de l’enquête les gendarmes prendront en photo le visage déformé par le coup reçu mais n’obtiendront pas de certificat médical de la victime qui refuse tout examen. Ils pourront néanmoins l’entendre ainsi que les enfants témoins.

Questionné par le tribunal le prévenu reconnaît avoir déjà fait l’objet d’une composition pénale pour des faits de violences contre sa conjointe en 2022 en minimisant les faits : « c’était pas un coup, je l’ai poussée ». Puis parlant des faits jugés ce jour, sans hésitation, à la demande du président, mime la scène de violence en déclarant : « J’en ai eu marre, j’ai pris sa tête et je lui ai mis un coup au visage » ce qui provoque la réaction spontanée du président : « C’est de la bagarre de rue ! »

Il tente de reporter la responsabilité sur son épouse

Pour se justifier le mari violent répond : « J’ai reçu des coups j’en ai eu marre, on est un peu impulsif tous les deux » et faisant reporter la responsabilité sur son épouse : « Si j’avais pas eu des coups avant je n’aurais pas réagi ».

À cette dernière phrase la victime intervient : « Là-dessus, il n’a pas tort, je me suis levé et je… » avant d’être interrompue par le président qui affirme « Un homme qui frappe une femme à toujours tord ».

Évoquant le passé judiciaire du mis en cause le magistrat évoque 11 condamnations, le plus souvent liées à l’alcool, et rappelle que ce n’est pas une excuse.

« Le problème c’est de consommer de l’alcool, pas la nature de l’alcool ».

En ce qui concerne la suite de leur vie de couple qui dure depuis 26 ans le mari explique qu’ils sont tous les deux impulsifs, qu’ils continuent de vivre ensemble, et ne pas craindre une réitération des faits : « c’est à nous de gérer ».

Sur les effets de l’alcool, il estime que son comportement violent est lié au fait qu’il avait bu du whisky, la bière ne lui faisant pas le même effet ce qui provoque un hochement de tête positif de sa conjointe. Le président tente alors d’expliquer aux parties que le problème c’est de consommer de l’alcool pas la nature de l’alcool.

« Tout va bien avec lui sauf quand il boit »

Amandine Bogaert, substitut du procureur, souligne que les faits sont reconnus. Elle rappelle l’état d’ivresse avancée du prévenu constaté par les gendarmes et insiste sur le fait qu’il n’y a pas de légitime défense. La magistrate retient une phrase tirée de l’audition de la victime : « Tout va bien avec lui sauf quand il boit, il ne supporte pas l’alcool » constate que son épouse a refusé de se faire visiter par un médecin privant le tribunal d’une qualification supérieure de l’infraction et requiert 4 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire de deux ans, une obligation de soins et de travail ainsi que le paiement des sommes dues au trésor public.

S’exprimant en dernier le père de famille s’adresse au tribunal : « Je ferai le nécessaire pour que cela aille mieux, ma fille, mon garçon, ma femme je suis vraiment désolé de ce que j’ai fait, j’espère que cela ne se reproduira plus. »

Il est condamné à la peine requise par la procureure.

XX XX XX/a>.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr