Le jeune homme de 22 ans a été tué dans la nuit de vendredi à samedi dernier, dans sa cellule, après avoir été roué de coups. Ce mardi 31 mars, ses deux codétenus ont été présentés devant un magistrat instructeur du tribunal en vue d’une mise en examen.
Les deux codétenus du jeune homme, qui a été tué dans sa cellule, dans la nuit de vendredi à samedi, à la maison d’arrêt de Nîmes, se sont expliqués ce mardi 31 mars devant un magistrat instructeur du tribunal judiciaire. Il leur est reproché d’avoir frappé, jusqu’à son dernier souffle, leur compagnon de cellule. Ils ont été interrogés dans l’après-midi à l’occasion de leur interrogatoire de première comparution après que le parquet de Nîmes a ouvert une information judiciaire pour meurtre et extorsion. Le ministère public a retenu l’intention homicide.
Un jeune victime libérable au début de l’été
Pour rappel, le jeune garçon, qui purgeait une courte peine de prison, a été retrouvé inanimé par les surveillants pénitentiaires lors de l’appel de 7 heures, samedi dernier. Malgré une tentative de réanimation, la victime n’a malheureusement pas survécu. Rapidement, les soupçons se sont portés vers les codétenus puisque le défunt présentait des ecchymoses sur le corps. Un drame quand on sait que le jeune homme devait être libérable au début de l’été.
Ce mardi 31 mars, deux jeunes hommes, âgés d’une vingtaine d’années, ont non seulement été entendus par le juge d’instruction, qui a ordonné des mises en examen, mais aussi devant le juge des libertés et de la détention (JLD) pour statuer sur la mesure éventuelle de détention provisoire.
Débat à huis clos dans le cabinet du JLD
En fin d’après-midi, le juge avait commencé à examiner le dossier en audience publique puis finalement alors que l’audience avait démarré, le procureur présent Philip Ughetto a demandé le huis clos. La magistrate a immédiatement demandé que la porte soit fermée.
Le dossier s’est donc poursuivi porte close. Habituellement, le débat sur le fait que l’audience soit publique ou non se tient porte ouverte avec les observations de l’avocat et du parquet. Puis le juge délibère et rend sa décision sur cet aspect. Dans un second temps, le juge examine le fond de l’affaire.
Selon nos informations, l’un des suspects aurait été placé en détention provisoire. Interrogée sur la situation de son client, Me Elodie Ginot, l’une des avocates de la défense, n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade de l’affaire.






