48 heures après la violente agression dont elles ont été victimes, deux voisines font face à leur assaillant, minerves au cou, le visage amoché. Elles sortaient simplement les poubelles en fumant une cigarette, dans leur résidence au nord de Toulouse, quand elles ont été attaquées par cet illustre inconnu dans la soirée du mercredi 15 avril. Ce soir-là, la jeune maman solo rejoint sa voisine, une sexagénaire, pour fumer une cigarette. Elles décident de sortir les poubelles et tombent, devant l’immeuble, sur un homme particulièrement agité. Il a une trentaine d’années, il est alcoolisé et il cherche son ex-compagne… Mais il croise les deux femmes, et tout bascule.
« Je l’ai vue devenir bleue »
Le trentenaire les questionne, incessamment : où est son ex ? Face à ses demandes pressantes, « la plus âgée (des victimes, N.D.L.R.) répond qu’elle ne sait pas de qui elle parle », relate la présidente de l’audience, ce vendredi 17 avril.
C’est là que, sans raison, l’homme la bouscule. La sexagénaire tombe. Sa nuque heurte le trottoir. « Qu’est-ce que tu fais, tu frappes une daronne ! », hurle l’autre, sous le choc. Le trentenaire se jette alors sur la jeune maman. Fou de rage, il la bloque contre un mur et l’étrangle. « Je l’ai vue devenir bleue, elle n’arrivait plus à respirer et elle a perdu connaissance », relatera sa voisine.
Miraculeusement, des voisins alertés par les cris finissent par intervenir ; ils plaquent l’homme au sol et le maintiennent ainsi jusqu’à l’arrivée de la police – près d’une heure plus tard.
La jeune maman est en pleurs à la barre
À la barre, la jeune victime apparaît traumatisée. Elle est en pleurs. « Je me suis vue mourir, j’ai vu ma fille devenir orpheline », lâche-t-elle, face à son agresseur.
Le prévenu, appelé à s’exprimer, tente tant bien que mal de se justifier. Il ne « se reconnaît pas », s’excuse, met ce comportement sur le compte d’un mauvais mélange de médicaments et d’alcool.
Des violences graves et gratuites
La procureure de la République, elle, insiste sur la gratuité et la gravité des violences. Elle requiert 18 mois de prison dont neuf ferme, à effectuer sous bracelet électronique.
Le tribunal condamnera finalement le trentenaire à 18 mois de prison dont un an ferme, avec maintien en détention. Il a également interdiction de porter une arme pendant cinq ans et interdiction d’entrer en contact avec les victimes.
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