La ville accueille, vendredi 3 et samedi 4 avril, le premier congrès de l’association francophone de ces pathologies nerveuses provoquant douleurs chroniques chez nombre de malades sportifs.
C’est un nom scientifique qui ne s’est pas encore vraiment démocratisé parmi le grand public. Mais la dynervologie représente une discipline médicale capable de soulager nombre de patients, qui ne sont peut-être même pas conscients de porter cette pathologie.
Ce vendredi 3 et samedi 4 avril, Nîmes accueille le premier congrès traitant de ces maladies. Les dates choisies sont un écho au tournoi de tennis Bastide UTS qui se déroulera au même moment dans les arènes.
Retour traditionnel
La discipline se consacre à l’étude et aux soins des troubles liées aux compressions nerveuses. En médecine, « on remarquait avant des souffrances nerveuses chez plusieurs patients, mais on n’arrivait pas à poser un diagnostic », détaille Olivier Mares, chirurgien de la main des nerfs au CHU de Nîmes. « Ces patients peuvent souffrir de douleurs neurologiques, de faiblesses dans les membres et de difficultés à se mouvoir sans que l’imagerie médicale puisse détecter la source des maux. Beaucoup se sont retrouvés en errance médicale ». Des situations qui touchent tout particulièrement des sportifs de haut niveau, dont les activités sensibilisent lourdement les branches délicates du système nerveux.
En revenant à « des pratiques plus anciennes », à travers l’examen clinique de compression des nerfs, « on a de plus en plus remarqué que les douleurs étaient provoquées par de minuscules branches nerveuses coincées. Des gens se sont mis à revivre après cela ».
Dans certains cas, le traitement peut passer par de la chirurgie mini-invasive, une pratique de bloc opératoire par échoguidage « qui ne laisse pas de trace » sur la peau après l’intervention. « C’est une spécialité française, et développé à Nîmes, cela fait toujours plaisir de le rappeler », sourit le chirurgien.
Réservé aux professionnels, le congrès donnera notamment la parole à plusieurs médecins français et aux docteurs Elisabeth Hagert et Alison Taylor, chirurgienne et ergothérapeute pionnières de la discipline en Suède et en Australie. Les participants échangeront aussi sur le soin réservé aux grands sportifs avec en étude de cas les tennismen de l’UTS qu’ils verront voir jouer dans les arènes entre leurs réunions.




