Elles affirment avoir été droguées par le barman d’une discothèque : une "diabolisation caricaturale", s’insurge l’établissement situé près de Montpellier

admin
Par
admin
6 min de lecture

Une Gardoise et son amie ont déposé plainte, estimant avoir été droguées par un barman, à la discothèque L’Entrepôt, à Lattes près de Montpellier, dans la nuit du 19 au 20 avril dernier. L’établissement proteste fermement contre ces accusations et déclare avoir décidé de déposer plainte à son tour pour diffamation.

« Black out, vertige, chute et perte de motricité de la mâchoire » : pour cette Gardoise venue passer une soirée à la discothèque L’Entrepôt près de Montpellier, dans la nuit du 19 au 20 avril dernier, il n’y a pas de doute, le coktail que lui a servi un barman était drogué. Dans une publication sur son compte Facebook, la cliente décrit avec précision les symptômes qu’elle et son amie ont ressentis, au bout d’une heure. Toutes deux ont déposé plainte en gendarmerie et attendent aujourd’hui les résultats des examens médicaux qu’elles ont subis à la suite de ce malaise.

Le barman, jovial et expressif, nous a dit que c’était un cocktail spécial filles, une recette secrète de la maison. Sur le coup, j’ai trouvé bizarre que la boisson soit déjà préparée.

Sur les réseaux sociaux, la jeune femme a appelé d’autres victimes à se manifester. Plusieurs témoignent de faits similaires. L’établissement, lui, a rapidement réagi sur sa page Facebook. Il s’insurge contre cette mise en cause, parle d’une « diabolisation caricaturale » et dément toute « intervention malveillante » de la part de son personnel. La direction se dit décidée à « déposer plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse afin de faire toute la lumière sur ces accusations ».

Alors, que s’est-il passé lors de cette nuit du 19 au 20 avril à L’Entrepôt, dans le quartier de Tournezy, à Lattes ? « Nous sommes arrivés à sept, vers minuit. Nous étions sobres et nous n’avions pas consommé de drogue. Mon amie et moi avions réservé notre entrée, ce qui nous donnait droit à un cocktail gratuit, raconte la Gardoise. Nous sommes allées vers l’un des barmans qui a ouvert un placard, sous le bar, et sorti une bouteille en verre qui avait dû contenir de la vodka ou du rhum, mais où se trouvait une boisson rose fluo à paillettes. Il en restait un fond. Le barman, jovial et expressif, nous a dit que c’était un cocktail spécial filles, une recette secrète de la maison. Sur le coup, j’ai trouvé bizarre que la boisson soit déjà préparée. Je me suis dit, « j’espère que les ingrédients n’ont pas tourné ». Mais vis-à-vis d’un barman, on est censé avoir confiance. Et la boisson ne sentait pas fort ».

« On a perdu connaissance à plusieurs reprises »

Un long moment, la cliente et son amie sirotent leurs verres. « On les avait en main où à portée de vue, et nous sommes tous restés groupés », poursuit-elle. Impossible donc, selon elle, que quelqu’un ait glissé quoi que ce soit dedans. « À notre deuxième verre, une vodka-Redbull, on a trouvé l’effet de l’alcool beaucoup plus fort que d’habitude, comme si on était déjà à notre cinquième verre. On a perdu connaissance à plusieurs reprises dans la boîte de nuit. Ma mâchoire s’ouvrait mais j’étais incapable de faire une phrase. Mon amie et moi, nous nous sommes écroulées dehors. On était mortes de rire, on se tenait l’une à l’autre. On s’est dirigées vers la voiture et on a vomi ». Le lendemain, les deux jeunes femmes se rendent aux urgences et subissent des examens.

De son côté, la direction de L’Entrepôt Complexe est formelle : « Après analyse de nos systèmes de vidéoprotection et des éléments en notre possession, aucun fait correspondant aux accusations évoquées n’a pu être constaté. Les images disponibles auprès des autorités compétentes ne montrent aucune situation dans laquelle la personne concernée se serait effondrée au sol devant notre personnel de sécurité, bien au contraire, elle est sortie de l’établissement dans de bonnes conditions apparentes ». L’établissement ajoute que selon les éléments en sa possession, la cliente qui les met en cause a consommé « plus de six verres d’alcool fort, issus notamment d’une bouteille acquise sur place, ainsi que le cocktail offert en début de soirée. Ces consommations, en quantité significative sur une période limitée, sont susceptibles d’expliquer l’état décrit ».

Des investigations policières en cours

La jeune femme dément. « Je connais ma consommation d’alcool, je ne vomis jamais ». Elle souligne avoir consommé ses verres sur une longue période au cours de la nuit : « On a bu le premier verre à 0 h 45, le dernier à 5 h du matin. Quand nous sommes parties du parking, il commençait à faire jour ».

La plainte de la Gardoise a été transmise au commissariat de Montpellier. Celle-ci a été prise en compte et des investigations sont en cours. La direction de L’Entrepôt, quant à elle, indique tenir « à disposition des autorités compétentes » les images de vidéo-protection enregistrées lors de cette soirée.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr