Lou-Anne Loumy, basée à Allègre-les-Fumades, manipule chevaux, vaches, chiens et même chats. L’ostéopathe de 23 ans explique l’intérêt de cette pratique de soins sur les animaux domestiques ou d’élevage.
Une vache qui a mis bas, un cheval qui ne tourne pas la tête d’un côté, ou encore un chat qui n’arrive plus à sauter sur le canapé… Ces cas peuvent bénéficier de l’intervention d’un ostéopathe pour animaux. Un service que propose Lou-Anne Loumy, résidente à Allègre-les-Fumades. Fraîchement diplômée, la jeune femme de 23 ans a créé en mars 2026 son activité d’ostéopathie à domicile pour nos compagnons à quatre pattes.
Forte de ses cinq ans d’étude dans école d’ostéopathie animale et inscrite au tableau de l’Ordre national des vétérinaires, l’autoentrepreneuse précise que la pratique, peu connue, se développe majoritairement dans le domaine équin. C’est notamment son expérience personnelle avec sa jument qui l’a inspirée à choisir cette voie : « Quand j’ai acquis Salmakaa, elle était dans un état déplorable. Ce sont ses séances d’ostéopathie qui lui ont permis de se remettre d’aplomb. »
Un intérêt pour les éleveurs bovins
La brune originaire des Bouches-du-Rhône confie que le cheval fait partie de ses patients « les plus dociles ». Les chats eux, s’ils font un dixième du poids des patients équins, sont pourtant plus compliqués à manipuler en général : « Ils ont moins de patience, rit la Gardoise d’adoption, avec eux on ne fait pas une séance d’une heure ». Les séances commencent par une discussion avec le propriétaire, afin de vérifier que le cas ne soit pas de la compétence d’un vétérinaire. » S’il s’agit d’une grosse lésion par exemple, c’est plutôt pour le vétérinaire dans un premier temps. Mais après, l’ostéopathe peut venir corriger des compensations mises en place en réaction à la douleur », cite en exemple la professionnelle. L’animal est ensuite examiné dans son lieu de vie, et la coopération se passe souvent bien : « Sans leur consentement on ne peut rien faire, mais les animaux ont tendance à sentir qu’on leur veut du bien. »
Bien évidemment, le risque zéro n’existe pas, « on manipule quand même des bêtes de 500 kg », mais la jeune femme n’a jamais eu de mésaventure durant ses expériences de terrain. L’ancienne étudiante évoque des signaux d’alerte, qui lui permettent de prévenir et d’éviter des réactions violentes : « Quand un chien baille ou se lèche la truffe, ça peut signifier qu’il est mal à l’aise. Chez les chevaux, le fouettement de queue peut être signe d’énervement. »
Lou-Anne Loumy a une affection particulière pour les vaches, qu’elle a fréquemment manipulées durant sa formation, notamment pour des bilans de reproduction : « La gestation a un gros impact sur tout le corps. » Son mémoire de fin d’études analysait par ailleurs les effets de l’ostéopathie sur la lactation. Aujourd’hui l’autoentrepreneuse espère traire profit de sa passion.






