En Loire-Atlantique, il réapparaît 19 ans plus tard et dépouille son grand-oncle

admin
Par
admin
3 min de lecture

Le détenu de 28 ans n’avait pas vu son grand-oncle depuis des années, lorsque, dira la fille de la victime née en 1939, « il est sorti de nulle part au bon moment ».

De la prison de Nantes, cet homme libérable le 28 février 2027 était jugé par visioconférence le mardi 21 avril par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire.

La justice lui a reproché d’avoir abusé de la confiance de l’octogénaire, en 2022, à Villeneuve-en-Retz (Loire-Atlantique).

« Je ne l’avais pas vu depuis qu’il avait cinq ans »

Lorsqu’il arrive au domicile de son oncle, en mars 2022, ce dernier ne le reconnaît pas, et pour cause : « Je ne l’avais pas vu depuis qu’il avait cinq ans », dira en audition, cet homme qui passe ses journées auprès de sa femme placée en Ehpad.

Pendant plusieurs mois, le prévenu demande de l’argent à son oncle « pour réparer sa voiture, sans laquelle il ne peut rendre visite à son épouse ».

Le président hoche la tête : « Votre oncle vous faisait entièrement confiance, or ses mouvements bancaires se sont amplifiés à partir d’avril 2022, retraits au distributeur, virements… » Un total de près de 40 000 , sans aucune facture.

« Je veux travailler pour rembourser »

Ce père d’un enfant de huit ans avait d’abord déclaré : « Je n’ai pas cassé sa voiture, je l’ai réparée avec un copain. On achetait les pièces sur Internet ». Avant d’admettre : « C’était un emprunt pour des problèmes personnels ». Et de confesser enfin : « C’était pour rembourser des dettes de stups de mon frère qui me menaçait de mort ».

Si le mis en cause a disparu du jour au lendemain, le 17 octobre 2022, « c’était pour se rapprocher de sa mère malade ».

L’avocate de l’octogénaire, Me Joubert-Boulanger, décrit « un homme vulnérable, mais conscient, qui n’a plus d’économies », dont la voiture aurait été accidentée sept à huit fois après l’arrivée de son neveu.

Aussitôt, la procureure évoque « un élan affectif aussi soudain qu’opportun », et requiert quatorze mois de prison ferme.

L’avocate de la défense, Me Aurélie Fournard, insiste « sur la reconnaissance des faits » : « Il veut travailler pour rembourser et cette peine est inadaptée tant pour lui que pour la victime ».

Le tribunal prononce une peine de douze mois de prison.

Le neveu devra rembourser non seulement les 39 500 €, mais également s’acquitter de 3 000 € de préjudice moral et 800 € de frais d’avocat.

XX XX XX/a>.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr