Il approche la cinquantaine. Il est Cherbourgeois, né en Algérie, et « au pays », il n’oublie pas les siens auxquels il envoie un peu de ce qu’il gagne : une solidarité familiale qui n’est pas du goût de celle qui partage sa vie.
Ce jour-là, le 30 décembre 2025, les reproches de sa compagne à ce sujet le touchent au vif. Il sort pour se maîtriser, mais lorsqu’il rentre, toujours énervé, il se dirige vers la femme en l’insultant, lui crache au visage et la frappe d’une gifle magistrale. Jamais il n’avait fait ça, jamais il n’avait été violent avec elle.
Le mardi 7 avril 2026, devant la juge au tribunal de Cherbourg (Manche), il a dit qu’il regrettait profondément d’avoir commis ces violences. Il ne s’est jamais dédouané de sa responsabilité. Le 30 décembre, il a attendu calmement les policiers après son geste :
Ben voilà, j’ai fait une bêtise, j’attends.
« J’ai tout perdu, je n’ai plus ma femme »
Aujourd’hui, le couple est séparé, ce qui n’a pas été évident pour lui. Il s’est excusé auprès de son ex-compagne. Aujourd’hui, ils sont à nouveau en contact. Il réside chez un ami. « Viens prendre ta douche de temps en temps à la maison », lui passe-t-elle en message. Une relation apaisée.
Mais on a senti sa souffrance lors de l’audience du mardi 7 avril 2026. Lorsque la juge lui a demandé de prononcer un dernier mot à la fin du procès, il a dit :
Je regrette, je ne suis pas violent de nature.
Et il a ajouté : « J’ai tout perdu. Je n’ai plus ma femme. » Reconnu coupable de violences conjugales, il a été condamné à s’inscrire à un stage de lutte contre les violences au sein du couple dans un délai de 6 mois, à respecter, sinon il risquerait une amende de 1 000 €.
Cette décision sera inscrite au B 2 de son casier judiciaire. Au titre des réparations du préjudice subi par sa victime, il devra à celle-ci 800 € pour son préjudice moral.
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