Le peintre Robert Combas et Christophe Berthonneau, patron du Groupe F, s’associent pour une création artistique inédite et haute en couleurs à découvrir tout l’été au Pont du Gard.
« J’espère que ça va marcher… » On peut être un très grand peintre, reconnu par ses pairs, et garder encore des angoisses de jeune premier. Pour cet été, le Pont du Gard a décroché le gros lot avec une exposition de Robert Combas, chef de file de la figuration libre. Un bonheur ne venant jamais seul, l’accrochage de plus d’une cinquantaine d’oeuvres de l’emblématique Sétois sera accompagné d’une création inédite avec Christophe Berthonneau et le Groupe F.
Un mapping vidéo inédit
À partir du 4 juillet et jusqu’au 30 août, tous les soirs, un mapping vidéo monumental sera projeté sur l’édifice séculaire. Tout comme l’exposition, le conducteur narratif sera autour du thème « Guerre et paix », avec une prédilection pour l’Antiquité, qui a déjà beaucoup inspiré Robert Combas. Celui qui préfère s’exprimer par ses pinceaux plutôt que par des mots révèle notamment une forte inspiration venue « des anciens livres d’Histoire, toujours très illustrés », qui explique la profusion de tableaux déjà produits par l’artiste autour de cette thématique. L’occasion d’admirer la toile de plus de 8 mètres de haut autour de la Guerre de Troie réalisée par Combas, qui sera une des pièces maîtresses de l’exposition.
Christophe Berthonneau, de son côté, ne boude pas son plaisir de travailler avec le peintre sétois, se disant « très étonné » par la découverte de Robert Combas, tant de par son art que par son côté musicien, que les spectateurs pourront d’ailleurs admirer lors d’un concert le 20 juin prochain avec son groupe « Les Sans Pattes ». Dont les compositions serviront d’ailleurs à créer la bande-son du mapping vidéo. « J’espère que ça va toucher aussi fort le public que lors d’une contemplation, projette, non sans un certain stress le patron du Groupe F. Le Pont du Gard, c’est quand même 70 % de vide ! Même si on a 20 ans de pratique sur cet édifice, c’est à chaque fois un exercice très complexe, un challenge artistique et technique. »
« Nous avons deux monuments qui vont venir au monument ! »
Face aux craintes exprimées, Patrick Malavieille, président de l’EPCC (Établissement public de coopération culturelle) Pont du Gard depuis 2016 ne peut que sourire, tant il est sûr que le travail de ce binôme va « marquer d’une pierre blanche l’histoire culturelle et artistique du Gard ». « Nous avons deux monuments qui vont venir au monument ! », s’enthousiasme Patrick Malavieille, vantant « la rencontre inouïe, inimaginable entre Robert Combas et Christophe Berthonneau ». Rencontre dont les visiteurs pourront donc très prochainement admirer les fruits.








