C’est une originalité créée dès les premières éditions d’Escale à Sète. Deux voiliers de corsaires, en l’occurrence La Grace et le Phoenix se sont affrontés, mercredi 1er avril, dans une bataille navale (presque) plus vraie que nature.
Le mercredi, c’est le jour des enfants. Et quoi de mieux qu’une bataille navale entre bateaux pirates pour agrémenter leur milieu de journée ? Les enfants, mais aussi une importante foule, se sont donc amassés autour des quais du nouveau bassin de Sète pour assister à ce (presque) authentique combat. D’ailleurs ce rendez-vous, créé dès les premières éditions d’Escale à Sète fait partie de l’une des originalités du festival des traditions maritimes.
Des manœuvres au moteur
Sur les coups de 12h30, un profil de brick – un bateau à deux-mâts très rapide – s’est présenté dans la passe. À bord de La Grace, où l’équipage ne mégote jamais sur les tenues, les marins ont tout d’abord harangué la foule en faisant le tour du bassin. Au moteur bien sûr, trop compliqué à manœuvrer les voiles dans un espace aussi restreint. Quelques bordées de canons – que de la poudre bien entendu – sont même parties en direction de la foule.
Un bateau français pour la première fois
Une fois son tour d’honneur effectué, c’est le Phoenix qui s’est présenté sur le plan d’eau, présentant fièrement son grand drapeau français. C’était d’ailleurs la première fois que cette bataille navale accueillait un navire tricolore. Ensuite, durant trois quarts d’heures, La Grace, réplique d’un bateau corsaire du XVIIIe, et le Phoenix, construit en 1929 mais sur les plans d’un navire du XVIIIe siècle, n’ont cessé de se croiser, de s’invectiver sabres au clair mais aussi et surtout de s’envoyer allégrement des coups de canons dans les dents. Sympa, joyeux, spectaculaire.
Croisements et vociférations
Après quelques croisements bord à bord, des vociférations et autres cris de défis – surtout de la part de ceux qui se trouvaient dans les échelles de corde – les deux navires ont cessé le feu. Comme La Grace a été le premier voilier à quitter le nouveau bassin, estimons, « chauvinement » que c’est le voilier français, le Phoenix, – oui mesdames et messieurs – qui a remporté ce combat. Sans hésitation aucune. Sans coup de Trafalgar.








