La juge des référés du tribunal administratif de Paris a débouté un joueur de tennis professionnel du Bouscat (Gironde) qui voulait faire suspendre en urgence son inéligibilité de six ans et six mois prononcée par la Fédération française de tennis (FFT). Le joueur en question fait en effet partie des cinq Français qui avaient été suspendus le 21 mars 2025 par l’International Tennis Integrity Agency (ITIA) pour avoir enfreint le Tennis Anti-Corruption Program suite à des matchs truqués en Belgique.
La commission fédérale des litiges de la FFT avait confirmé par la suite cette sanction « pour assurer en France sa mise en œuvre », explique la juge des référés du tribunal administratif de Paris dans une ordonnance en date du 4 février 2026 qui vient d’être rendue publique.
Un ancien top 500 à l’ATP
Elle avait été confirmée en appel le 15 septembre 2025 par la commission de justice fédérale. C’est dans ces conditions que le joueur de 30 ans – ancien 63e français et 450e mondial au classement ATP en 2018 – avait saisi la justice administrative française le 30 janvier 2026.
« M. X soutient que la condition d’urgence est remplie dès lors que la décision lui interdit de participer aux compétitions organisées par la Fédération en tant que joueur, capitaine, coach, capitaine adjoint ou entraîneur et a donc pour effet de mettre un terme à la poursuite de son activité professionnelle », résume la juge des référés.
« Toutefois, il ne résulte pas de l’instruction que le requérant ait participé à des tournois organisés par la FFT depuis sa dernière participation au tournoi ITF M25 en juin 2021 », commence par faire observer la magistrate parisienne.
« S’il est constant que M. X exerce depuis septembre 2023 les fonctions de moniteur diplômé d’Etat au sein de l’US Bouscat Tennis, il ne résulte pas de l’instruction que la décision, qui ne fait pas obstacle à la poursuite par M. X de toute activité en qualité de moniteur de tennis, préjudicie de manière suffisamment grave à la situation ou aux intérêts de ce dernier, considère-t-elle. A cet égard, le requérant ne justifie pas du risque de perdre son emploi qu’il invoque. »
Une requête bientôt réexaminée
Dans ces conditions, la requête a été rejetée à ce stade pour « défaut d’urgence » mais elle sera réexaminée sur le fond par une formation collégiale de trois juges du même tribunal d’ici 18 mois à deux ans.
Si la décision venait à être jugée illégale, l’ancien capitaine de l’équipe première de l’Union sportive du Bouscat en Nationale 3 serait en droit d’introduire une requête contre la Fédération française de tennis pour être indemnisé des divers « préjudices » qu’elle lui a causés.
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