Formule des phases finales, joker médical, formation française… les présidents de Sète et Montpellier évoquent les sujets qui fâchent

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Les demi-finales du championnat de France entre les deux clubs héraultais sont l’occasion pour Alain Bilicki (Sète) et Jean-Charles Caylar (Montpellier) d’échanger pour le bien du volley-ball français.

La formule ne fait pas l’unanimité

Cette saison, la Ligue Nationale de Volley-ball (LNV) a changé la formule des phases finales. En plus de l’arrivée dans le paysage du play-in qui concerne les équipes classées entre la 7e et la 10e place de la saison régulière, les play-offs jusqu’en finale se jouent au meilleur des trois matchs.

Jean-Charles Caylar, président du MHSC VB et anciennement élu à la LNV avant d’être battu, l’an dernier, par la liste du nouveau président Jean Azéma, est partisan d’une formule au meilleur des cinq matchs. « En Italie et en Pologne, cela fonctionne très bien comme ça. La saison dernière, les quarts de finale étaient au meilleur des cinq matchs, il se crée alors une vraie histoire. Sportivement, cela a du sens par rapport au classement de la saison régulière. C’est vraiment le meilleur qui gagne. L’exemple de Tours est frappant, le TVB a terminé en tête du classement et a été éliminé en quart de finale par le 10e, Paris. »

Le patron de l’Arago Alain Bilicki, lui, souhaite qu’on arrête de changer tous les ans : « Il faut donner une lisibilité à nos sponsors, nos partenaires. Une décision a été votée par la Ligue, il y a des contents et des mécontents, mais il faut garder cette formule qui a l’avantage de laisser une part de surprise. »

Stop au joker médical

Les deux dirigeants héraultais se rejoignent sur la volonté de mettre un terme à la notion de joker médical. Le règlement de la LNV stipule qu’en cas de blessure, un club peut recruter un nouveau joueur en dehors des périodes de transferts. Une règle qui a permis, par exemple, à Paris de recruter Mathis Henno pour les phases finales. « Il faut arrêter avec le joker médical, tranche Alain Bilicki. Ce sera en discussion à la prochaine assemblée générale de la Ligue. Peut-être qu’on sera contraint par le droit du travail mais il faudrait peut-être mettre en place un code éthique ou quelque chose comme ça. »

« Il n’y a qu’en France où on invente l’histoire du joker médical, poursuit Jean-Charles Caylar. On est les seuls en Europe à avoir cette règle. En Italie, Trentino a perdu Alessandro Michieletto, un des meilleurs joueurs du monde, sur blessure. Le club n’a pas pu le remplacer, il a été éliminé au début des play-offs. Je souhaite qu’à partir de la fin de la période de mercato, le 31 janvier, les mouvements s’arrêtent. Les blessures font partie du sport. »

Mieux reconnaître la formation française

Enfin, au détour d’une discussion, le sujet de la formation est arrivé sur la table. « Le championnat de France est pillé par les championnats étrangers, estime le président montpelliérain. On forme des jeunes de talent et ils partent pour 15 000 euros en Italie. J’ai connu ça l’été dernier avec Joris Seddik parti à Piacenza pour ce montant. Il faut protéger la formation. Quand on ne formera plus de jeunes, l’équipe de France ne sera plus performante. Comment s’y prendre ? Il faut déterminer des montants. À moins de 100 000 euros, le joueur ne doit pas partir du centre de formation. »

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