Gignac : la passerelle d’autoroute transformée en galerie d’art par des lycéens

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À Gignac, les murs de la passerelle de l’A750 prennent des couleurs. Guidés par une artiste et leur professeur d’art appliqué, des élèves de lycée ont imaginé et co-réalisé des fresques collectives.

À Gignac, le soleil irradie enfin les murs de béton brossé qui semblent porter la passerelle sur l’A 750. Après des semaines de grisaille hivernale, les couleurs sont de retours. Couleurs du printemps mais aussi des fresques que les élèves du lycée ont imaginées aux côtés de Majéon, artiste “Es street art”, et de leur professeur d’art appliqué, Chystelle André. De quoi transformer la structure autoroutière en véritable galerie d’art à ciel ouvert.

Un « melting-pot » de couleurs

Inspirations végétales, organiques, formes graphiques, clins d’œil patrimoniaux, les œuvres s’offrent au regard au cœur même de l’espace urbain. Sur le mur, des formes sphériques symbolisent autant la mobilité que le sport, qui font partie des thématiques suggérées. « Chaque élève a proposé des esquisses. J’ai récolté les dessins des trois classes et j’en ai fait un « melting-pot ». Les trois fresques sont, inspirées de leurs propositions, tout en gardant la ligne artistique de mon univers », présente Majéon.

« On fait des choses intéressantes en bac pro », Lilian et Nolhan.

Ce mardi, le dernier groupe d’élèves, apportait sa touche sur l’œuvre ultime à réaliser. « Nos idées ont été transposées sur l’œuvre. C’est gratifiant de pouvoir laisser une trace de notre passage au lycée. Les futurs élèves et les passants sauront que nous avons fait cela. Et cela donne une bonne image du lycée. Cela permet, aussi, de monter que l’on fait des choses intéressantes en bac pro », apprécient, en substance, ces élèves en Métiers de la sécurité, fiers de décorer la ville.

Une passerelle de la vie scolaire

Bleu, blanc, noir et doré, au sein même des classes, les couleurs du projet ont apporté leurs lumières. Au départ, ce n’était pourtant pas forcément gagné, raconte Chrystelle André :  » certaines classes étaient très motivées, mais pas d’autres ». Pourtant, au fil du temps pourtant, « il y a une réelle émulation, ce projet les a tous motivés, cela les a rapprochés. Aujourd’hui la classe est plus unie, on se connait mieux. Aujourd’hui, On se connaît mieux. Cela a apporté de la confiance et une bienveillance réciproque… Et cela leur permet faire jouer leur créativité », raconte la professeur, enthousiaste. Un levier artistique qui donne des couleurs au béton et à l’enseignement.

Une symbiose artistique

Œuvres collectives, ces fresques permettent de « valoriser l’espace public et favorise l’appropriation des espaces urbains par les jeunes », analyse David Cablat, maire de Vendémian et ancien vice-président de la CCVH délégué à la jeunesse, aux sports et à la mobilité. Des thèmes qui habillent désormais la passerelle de Gignac. Seule ombre à ce grand tableau ensoleillé : après des semaines de préparatifs et de pratique avec des bombes de peinture, la réalisation touche à sa fin. « Chacun a apporté sa pierre à l’édifice, sa création. Nous avons réussi à tout mettre en symbiose. Les élèves peuvent être fiers de ce qu’ils ont fait. Ils sont juste un peu frustrés de ne pas avoir pu y travailler plus », confie Chrystelle André. Gignac va devoir investir dans de nouvelles passerelles…

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